A M. L'ÉVÊQUE DE CHALONS K
A Saint-Cyr, ce 22 juin 1694.
Si vous aviez quelque prétexte de venir ici, monsieur, vous me feriez un extrême plaisir de me voir. Il seroit de conséquence pour le bien de l'Église, que j'eusse l'honneur de vous entretenir. Si vous ne jugez pas devoir faire ce voyage, je vous supplie de m'écrire votre avis sur les livres de madame Guyon, intitulés : l'un, le Moyen court et facile de faire r oraison j et l'autre, l'Exposition du Cantique des cantiques. Je vous demande, monsieur, de me dire votre sentiment là-dessus, de manière que je le puisse montrer, si cela se trouvoit nécessaire. Ne datez point; gardez-moi le secret; et croyez qu'il n'y a qui que ce soit au monde qui ait pour vous plus d'estime et de respect que votre très- humble et trés-obéissante servante.