LETTRE CVII
A M. DE VILLETTE, A PARIS'
Il faut que vous trouviez le comte de Caylus. Il a promis â M. de Lamoignon de ne point aller en Auvergne, et de prier M. Delpech de gouverner le bien qu'il y a. Quand vous aurez raisonné avec lui, il
, Maniacriit des Damei de Sainl-CyT,
A M. DE VILLBTTE (4687). 87
faudra, si vous en avez quelque espérance, que nous ayons une conférence tous trois pour régler sa maison et sa sorte de vie; ils seront bien malheureux * si la considération ou la crainte qu'il a pour moi ne le mettent sur un bon pied présentement, dont il profitera dans la suite.
J'ai parlé au roi de cette affaire de madame de Monsalès; il a trouvé que j'avois raison et que son mari en est le maître. Cependant la marquise de Gaylus m'écrit pour avoir des lettres de cachet, l'une pour la prendre, et l'autre pour ordonner à un cou* vent de la recevoir; le roi ne fera pas cela sans avoir fait écrire à l'intendant pour savoir ce que c'est, et ce sera un grand vacarme. Voyez si on veut à ces conditions-là que je parle au roi.
Je vous prie de dire à M. le comte de Caylus, grand-père, que je compte bien avoir l'honneur de le ▼oir auparavant qu'il s'en aille, mais que je voudrois bien que ce fût après raccommodement. Faites bien valoir à votre fille, je vous prie, l'occupation où je suis de vos affaires, et que je ne lui demande que d*étre sage pour marque de sa reconnoissance*
Adieu, mon cher cousin, je suis fort à vous.