Manuscrits des Dames de Saml-C^r
88 CORRESPONDAIïGE GÉNÉRALE.
Caylus S il m'est très-agréable de vous avoir ici et de pouvoir compter avec vous, qui êtes sûr et exact. Je TOUS prie donc d'amener madame votre fille jusqu'à Sèvres demain à quelque heure de la journée, et j'y enverrai mon carrosse vers le soir pour l'amener ici, où j'aime encore mieux qu'elle soit qu'à Paris, où je crains toujours qu'elle ne fasse quelque sottise ou qu'on ne lui fasse accroire qu'elle en aura fait.
Je change d'avis dans ce moment pour remettre à ■ tandi ce que je vous proposois pour demain. Priez donc, s'il vous platt, madame la marquise de Caylus de vouloir bien envoyer madame de Caylus, sa bellefille, jusqu'à Sèvres, chez madame de Vizé, et mon carrosse y sera lundi sur les six heures du soir pour l'amener ici ; elle n'aura qu'à aller descendre droit à son logement pour n'en point partir que je ne l'envoie quérir.
Je vous prie encore de vouloir dire à mademoi* selle Roydot que je meurs de peur qu'elle ne soit incommodée hors de chez elle, et que, si cela est, je la prie d'y retourner pour s'y reposer plus à son aise, jusqu'à ce qu'elle soit guérie; je vous prie encore de vouloir lui dire que si elle peut m'envoyer une femme de chambre au plus tôt, qu'elle me fera plaisir ; c'est pour la comtesse de Caylus. Elle sait comment il la faut; je la veux un peu âgée et sage. Il faut, après tout cela, que vous et moi parlions au comte
] . Ces embarras provenaient non-seulement de rincondnite du mari, mais de la légèreté de la femme : elle avait fait déjà assez de dettes poar qu'elle fût « sans un sou et sans une robe. » Au commencement d*août, elle était revenue à Paris.
A HADAHE LA MARQUISE DE CATLrS (1687). 89
de Gaylus, et que nous fassions notre possible pour le changer; mais il n'y a pas de temps à perdre. Adiea, j'ai mille afTaires, mon cher cousin.