‹ Correspondance générale (volume 2)Chapitre 107 sur 149 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

64^ [\9 mai 1803.]

A la comtesse de Marigny.

Voilà une nouvelle, ma chère Marigny, qui va déranger tous tes projets et qui m'ôte le temps d'achever la petite commission dont tu m'avais chargé pour tes lampes. Je reçois à la fois mon brevet de premier secrétaire de légation et l'ordre de partir sur le champ pour Rome. Je me mets demain en route avec le cardinal Fesch, mon ambassadeur, l'Oncle du premier Consul. Je resterai donc [endetté] pour 150 fr. ou à peu près ; toi, tu voudras bien permettre que nos hommes d'affaires Le Corvastier et Lesueur terminent la petite affaire de commission. Je viens d'écrire à Lucile pour lui proposer de faire avec toi le voyage d'Italie. Pourquoi ne viendriez-vous pas à Rome ? L'occasion est belle, tu es indépendante, il ne faut que deux mille écus. Enfin rien n'est moins impossible que ce projet : examine et concerte cela avec Lucile. Dans tous les cas, crois à ma vive et sincère amitié. Ecris-moi à Rome à cette adresse: à M. de Gh. secrétaire de légation à Rome, Palais de l'ambassadeur de France à Rome, Italie. Affranchis tes lettres jusqu'à Milan. J'ai à peine le temps de te griffonner ce peu de lignes. Il y a deux nuits que je ne me suis couché et il me reste encore un million d'affaires sur les bras; on ne m'a donné que trois fois 24 heures pour faire mes préparatifs. Adieu, adieu, je t'embrasse mille fois. On dit que notre séjour à Rome ne sera pas de longue durée. Je t'embrasse de nouveau.

Paris, jeudi 29 Floréal.

J'ai laissé des ordres pour qu'on te fasse passer la grande édition. * On te continuera l'abonnement du Mercure. A Madame Marigny

à Marigny près Fougères Ille-et-Vilaine^

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