Mille livres
3. D'après l'original autographe. — Archives du château de Maucreux.
^/i* [15 décembre 1812.] 1
A la comtesse de Marigny.
Le dessin est à la campag-ne, tu l'auras aussitôt que je pourrai y courir. Ma femme a été très malade, et moi persécuté plus que jamais, maintenant tout est fini, et j'irai te voir demain. Je ferai ce que je pourrai pour [B...].
Tout à toi
Jeudi. '•
^/7^ Jeudi 18 mars [1813].
A la duchesse de Duras.
Chère sœur, voilà un terrible désappointement ! J'arrivais plein d'espoir quoiqu'on m'eût écrit de Paris que vous ne veniez plus. Je ne voulais pas le croire . Je trouve votre triste lettre en arrivant dans la rue des S^^ Pères et je veux répondre sur le champ pour vous dire combien je vous aime, combien je suis désolé de ne pas vous voir, combien vous me manquez dans la vie, combien votre présence m'est douc& et nécessaire. Quand vous conserveriez quelque rancune de ma lettre, je la trouverais juste. Je parlais bien contre moi. Je croyais bien parler pour vous, et aujourd'hui que vous ne venez pas je sens profondément tout ce que je perds; je ne parlerai plus de vous; je n'en parle jamais que quand on vous nomme. Et on est si persuadé de votre bonne place auprès de moi que ce n'est jamais que pour envier votre sort qu'on m'entretient de vous, de vos projets, de vos idées. Je serai très peu de temps à Paris, j'y suis revenu en enrageant de tout mon cœur et seulement dans l'espoir de vous