Souvenir.-i . . . lircaniier. t. I. p. i4G
compliments à MM. Des [...], de Gazes, Bourqueney et Billing, et croyez, Monsieur, à mon entier dévouement et à mon attachement sincère.
Chateaubriand. ^
846 31 octobre 1822.
A Madame Récamier.
31 octobre.
Je n'ai plus le courage d'écrire. Encore hier un courrier sans un mot de vous ! Ce silence me désespère. Mathieu partira dans huit jours et moi je resterai ici trois semaines après lui. Au nom du ciel, écrivez-moi donc ce que vous voulez faire et ce que je dois devenir ! Nous avons ce soir même la première séance du Congrès. ~
1. GoUationné par nous sur l'original autographe, — A la même date le comte de Marcellus, Politique de la Restauration, p. 99-101, publie la lettre suivante, qui est manifestement une invention d'une certaine originalité:
Vérone, 25 octobre 1822.
Il ij a bien longtemps que je n'ai entendu parler de vous et Je m'en plains. Ici nous ne faisons pas grand' chose ; je me promène souvent, et parfois je me figure que je suis accrédité auprès de la tombe de Juliette bien plutôt quk un congrès européen. Cependant la France jouit d'une grande considération. L'union entre les souverains est intime, et la révolution a pour jamais perdu son procès au tribunal de la Sainte-Alliance .
Je reste toujours sauvage et un peu à l'écart; peut-être cela tient-il à mon horreur pour le congrès de Vienne, aïeul du congrès de Vérone. Vous la connaissez et je ne l'ai jamais déguisée.