‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 106 sur 161 · Archives de Polisrnac · texte numérisé non relu

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Vous avez été un peu étonné de la dilîérence des rapports que je vous ai transmis à Pétersbourg et de ceux qui arrivaient par l'Autriche. Les événements subséquents ont dû vous prouver que je vous avais dit la vérité. Tout marche à présent; le parlement va finir, et alors j'ai toujours l'espérance d'amener l'Angleterre à écouter ses véritables intérêts. Dans tous les cas, le seul moyen de procéder, dans les circonstances difficiles où nous nous trouvions, était la patience et la longueur du temps : des mesures précipitées auraient tout perdu. . Il vient de se passer les scènes les plus aflligeantes en Portugal. La France a encore eu le bonheur d'y jouer, par son ambassadeur, un rôle noble et généreux. J'ai craint, dans le premier moment, que le contre-coup de cet événement se fît sentir en Espagne. Le roi de Portugal est malheureux en famille : de pareilles scènes donnent beau jeu à ceux qui déclament contre les gouvernements absolus et les souverains légitimes.

Chateaubriand. ^

iiSS 20 mai 1824.

Paris, le 20 mai 1824.

Hier mercredi au Conseil, j'ai plaidé votre cause devant le Roi. Le Roi permet que vous veniez passer quinze jours à Paris, à partir de la fin de ce mois. Vous pouvez donc vous mettre en route Vendredi 28 du courant. Je crois toujours que ce voyage ne vaut rien ni pour l'intérieur, ni pour l'extérieur, mais il faut vous servir comme vous le désirez.

Tout à vous, Noble Prince.

ClIATEAUBRIAiND.

Je reçois votre lettre par le courrier de Roschild. Vous savez aussi, Noble Prince, que j'ai toujours été d'avis de remettre toute

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