Congrès de Vérone
négociation sérieuse après la session et que je l'ai même, au grand mécontentement de l'Alliance, déclaré ici à la Conférence; mais il était utile, au moment où l'Espagne répondait à M. Canning, de donner signe de vie et de montrer à l'Espagne qu'on ne l'abandonnait pas tout à fait. Je n'espère pas plus que vous de la bonne volonté de M. Ganning et encore moins de son amourpropre engagé par ses discours et ses flatteries populaires : les événements seuls peuvent l'amener à la raison. — Je verrai demain vos dépêches. Vous voyez que je ne puis vous envoyer la dépêche télégraphique ; vous partirez le 28, vous serez le 30 ici. Je souhaite que vous vous en trouviez bien, et moi aussi, et le Roi aussi. ^
i434 21 mai 1824.
Au prince de Polignac.
Paris, le 21 mai 1824.
Je profite du départ d'un secrétaire de légation de M. Hyde qui retourne à Lisbonne pour vous écrire .
Il me sera très aisé, noble Prince, de répondre aux différents points de votre dépêche du 18 que j'ai reçue ce matin. Parlons d'abord du Portugal et du Brésil .
Nous sommes si loin de nous être mêlés des événements de Lisbonne, que c'est notre ambassadeur, qui par sa fermeté a fait avorter, dans le premier moment, le complot dit de la Reine et que Subsesa, poursuivi par l'Infant, s'est réfugié à l'Hôtel de l'Ambassade. Et qu'aurions-nous d'ailleurs à gagner à ces mouvements ? Nous qui prêchons la modération et Tesprit de paix à l'Espagne, avons-nous un intérêt à prêcher la violence et la discorde au Portugal si voisin de l'Espagne ? M. Ganning vous dit que des lettres anonymes accusent la France du départ d'Iturbide.