‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 12 sur 161 · Ambassadeur d'Angleterre à Paris · texte numérisé non relu

Ambassadeur d'Angleterre à Paris

rextrémité de l'île de Léon en face du fort Santi-Piétri, maintenant à nous. Il n'y a presque plus de doute d'un prompt et dernier succès. Pourvu qu'on n'enlève pas le Roi une belle nuit et qu'on le mène sur un vaisseau aux Canaries ou à Cuba. Nous n'avons plus que cette chance à craindre. Nous touchons, Noble Prince, à un grand événement pour les destinées de la France et pour nos destinées particulières. Prions Dieu qu'il nous ait dans sa sainte et digne garde.

A vous, noble Prince, et pour toujours.

Je songe à l'affaire de Stoclart. Je lui donnerai volontiers après la délivrance de Ferdinand, le tout ou du moins une partie de ce que je donnais au courrier. Il le mérite certes, de toute façon. Je vous recommande l'affaire de M. de Rollat. ^

1^81 [5 octobre 1823.]

A Madame Récamier.

Dimanche matin.

Je n'ai pu vous écrire hier. J'ai été presque malade, c'est-àdire très-souffrant, et je le suis encore. Je me suis acquitté de la commission de M. Gérard et, je vous assure, uniquement pour lui ; car si je m'oppose de toutes mes forces aux actes arbitraires, j'ai une grande répugnance à déranger le cours de la justice. J'insisterai pourtant. Le génie exerce sur moi la séduction que cette jeune femme, dites-vous, a exercée sur cet homme qui l'a enlevée, et quand vous venez mêler votre puissance à celle du talent, il faut bien que j'obéisse.

A ce soir. 2

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