‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 14 sur 161 · Archives de Polignac · texte numérisé non relu

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ai écrit et paraître considérer cette question comme une question d'intérêt g-énéral, cependant, il n'est pas de notre intérêt de nous interdire complètement tout moyen d'en revenir à une négociation particulière avec l'Angleterre, car il peut arriver que de nouvelles circonstiinces nous engagent à laisser les liens de l'Alliance se relâcher, ou les refus du roi d'Espagne, soutenus par les puissances qui n'ont qu'un intérêt de théorie à la question des colonies, peuvent mettre un obstacle invincible à ce qu'elle soit résolue dans une négociation générale. Mais, comme j'ai déjà eu l'honneur de vous le dire, nos premières réponses doivent représenter cette affaire comme commune à toutes les puissances de l'Alliance, et l'Angleterre elle-même nous en a donné l'exemple. Le parti que le Ministère anglais a pris de nommer des agents commerciaux près les nouveaux gouverneurs de l'Amérique, n'est que l'exécution du plan formé par le marquis de Londonderrv, dont j'avais eu connaissance dans le temps de mon séjour en Angleterre.

Vous paraissez croire que l'Angleterre se prêterait facilement à l'établissement de gouvernements monarchiques dans les provinces qui se sont soustraites à la domination espagnole ; il serait intéressant de connaître, avec autant de précision que possible, ses véritables dispositions à cet égard et ce qu'elle pourrait consentir à faire pour y contribuer.

Agréez, Prince, la nouvelle assurance de ma haute considération.

Chateaubriand. *

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