Original autographe. — Colnmuiiication de M™« Petit
rai mille autres que vous recevrez lundi 43 ou mardi 14. Je vous prie de les porter sur le champ à ma femme, comme provenant de la chambre des pairs. Je vous ai mandé toute cette histoire de la chambre des pairs dans ma longue lettre du 30 avril.
Vos comptes sont clairs et excellents. Je vois avec plaisir qu'il restera dans quelques mois une assez grande somme de la chambre des pairs pour M^^ de Chateaubriand et que j'aurai moins à donner sur mon traitement d'ambassadeur. J'espère que dans 6 mois, j'aurai de l'argent en avance. Je ne mangerai certainement pas tous mes appointements, même en étant très noble ici, prévenez Christian de cela. Ce n'est que mon premier semestre qui est difficile à passer à cause des frais d'établissement. Vous n'aurez aucun embarras pour toucher mon traitement d'ambassadeur, j'en ai chargé M. Erard. Cela m'est plus commode parce qu'il peut m'avancer des fonds.
Mon cher M. le Moine, allez voir ma femme. Raccommodezvous avec elle, vous savez que sa santé influe sur son humeur. Pardonnez-lui ses vivacités. Elle vous est attachée autant que moi. Dites-lui même que vous aviez tort et qu'elle a raison, eûtelle tous les torts du monde. Qu'est-ce que cela vous fait? Cédez à une pauvre femme malade et qui ne m'a plus auprès d'elle. De vieux amis ne doivent pas se brouiller pour des misères. Je vous demande cela au nom de mon amitié. Je vous embrasse.
Gh.
Voilà la petite lettre. *
696" 10 mai [1822].
10 mai.
Je vous envoie, mon cher Monsieur le Moine, le b*on pour