Original autographe. — Communication de M™^ Petit
loucher les mille francs. Je vous prie de les porter sur le champ à ma femme, comme provenant du mois d'avril de la chambre des pairs. Je vous en enverrai mille jiutres dans les premiers jours de juin, que vous remettrez à ma femme toujours />owr les pairs.
Elle vous a fait demander si vous auriez de l'argent disponible bientôt; vous lui avez fait dire que vous auriez i . iOO francs au mois de 7'"'*'. Je vous prierai encore de les lui donner à cette époque pour payer les candélabres qu'elle vient d'acheter ppur moi.
Au nom du ciel, mon cher bon Monsieur le Moine, finissez votre petite querelle. Je ne veux absolument pas que cela dure ; dites que vous avez tort, trois fois tort. On a toujours tort de se fâcher avec ses amis et M*^® de Gh[ateaubriand] vous est fortement attachée.
Je vous embrasse.
Ch.J
/;.99» limai [1822].
A Lemoine.
14 mai.
Eh ! mon Dieu non, mon cher Monsieur Le Moine ; ne changez rien à vos anciennes distributions ; laissez le tout comme il est ; cela est très bien. Moi, comme je vous l'ai dit, je vous enverrai très exactement tous les mois mille francs pour ma femme que vous lui remettrez comme provenant chaque mois de la chambre des pairs. Vous devez avoir maintenant touché par un nouveau mandat sur Lafïitte, une seconde somme de
I. Original autographe. — Au-dessous de la signature, on voit que Chateaubriand a barré les deux mots : « petite lettre » . — Communication <le M™« Petit.
mille francs pour remplacer la première que vous avez employée ailleurs pour mon service. Vous voudrez bien remettre cette somme à ma femme. Elle est prévenue ; elle la prendra et tout sera organisé. Dans les premiers jours de juin je vous ferai passer une autre somme de 1 . 000 francs et ainsi de suite tous les mois.
Votre lettre du 1®^ mai est si claire sur l'emploi des premiers mille francs (43o frs pour les huiles^, 504 francs à Dénuelle, etc.) qu'il n'y a plus un mot à dire. Enfin, je vous le répète, laissez tous vos comptes, tous vos arrang-ements comme vous les aviez faits. Il n'y aura absolument rien à donner de nouveau, que les mille francs que je fournirai eKactement chaque mois. Quand le bon Christian aura remboursé les fonds, que la dette de Guengo sera éteinte, alors que tout l'argent des pairs ne sera pas employé, je verrai à donner sur ce même argent les mille francs par mois à M^^ de [Chateaubriand], ou les passer à M^® de Muy pour éteindre plus vite cette dernière dette. Mais nous n'en sommes pas là, et cela ne peut arriver que vers le mois d'octobre ou novembre.
J'espère, mon cher Monsieur le Moine, que voilà qui est clair et bien entendu. Je rabâche et redis souvent les mêmes choses, mais il est essentiel de bien s'expliquer quand on est loin pour ne rien laisser dans l'obscurité.
J'espère qu'en portant les mille francs à ma femme, vous aurez fait la paix. Je le souhaite ardemment et je vous le demande au nom de mon amitié.
Je vous embrasse.
Ch.
Dénuelle m'a-t-il expédié la porcelaine? Elle n'arrive pas. Voyez-le, je vous prie. 2
i . Je lis huiles, sans comprendre.