Archives de Polignac
révolutionnaires de Cadix, a cru devoir faire une démarche auprès de Mgr le Duc d'Angoulênie, mais que Mgr le Duc d'Angoulême a répondu qu'il n'avait pas d'autres propositions à faire que celles qui étaient contenues dans sa lettre au Roi d'Espagne du 17 Août, c'est-à-dire : L'amnistie et les vieilles Cortès, et que tout était iini là.
L'estafette arrive et n'apporte rien de nouveau. Tout à vous, noble Prince.
Chateaubriand. ^
i'25S 11 septembre [1823].
Au marquis de Talaru.
Paris, 11 septembre.
Mon cher ami, un petit mot. Je vous assure que je me réjouis particulièrement pour vous de voir l'horizon s'éclaircir en Espagne. Ne chantons pas pourtant victoire. Cette catin de fortune me fait une peur ellrojable. J'ai vu vos amis. Ils étaient affligés du froid qu'ils croyaient survenu entre nous. Je leur ai dit que jamais il ne pouvait y avoir entre vous et moi de dissentiment durable ; que nous nous étions grognes un peu, et que c'était fini.
Tout à vous, mon cher ami. Rien de nouveau ici. Les cardinaux sont enfermés en conclave : ils veulent aller vite ; l'Autriche se remue beaucoup.
Chateaubriand.
P. S. Dites, je vous prie, à M. le nonce et à M. l'abbé Casson que le roi me charge de leur faire ses remerciements sincères sur les preuves qu'ils lui ont données de leurs sentimenta le jour de la Saint-Louis. Sa Majesté y a été extrêmement sensible.
J'ai reçu ce matin votre n*' 8, en date du 6. ^