Congrès de Vérone
1301 2 novembre 1823.
A Madame Récamier.
2 novembre 1823.
Craignant toujours de vous faire quelque peine, lorsque vous comptez pour rien les miennes, je vous écris ce mot sur les chemins, de peur de manquer votre passage à Lyon. Je serai jeudi à Paris et vous n'y serez plus : vous l'avez voulu. Me retrouverez-vous à votre retour? Apparemment, peu vous importe. Quand on a le courage, comme vous, de tout briser, qu'importe en effet l'avenir? Pourtant je vous attendrai; si j'y suis, vous me retrouverez tel que vous m'avez laissé, plein de vous, et n'ayant pas cessé de vous aimer. Je vous écrirai à Turin et puis à Florence. ^
130S 6 novembre 1823.
[Au général ***.]
Paris, ce 6 novembre 1823.
Pardonnez, mon cher Général, si je n'ai pas répondu plus tôt à vos lettres du 11 et du 20 8'^'*^. La guerre d'Espagne en finissant a diminué le travail de mes collègues et augmenté le mien. Tout est à régler maintenant, et c'est le ministère des affaires étrangères qui se trouve chargé de toutes les transactions politiques du moment.
Je ne puis vous répéter que ce que je vous ai dit mille fois, que mon dévouement pour vous est sans borne et mon attachement inaltérable. Les nominations que vous avez vues ne sont point sorties du ministère. La proposition en a été faite d'ailleurs