Congrès de Vérone
iSiO 7 novembre 1823.
A Madame de Fontanes.
Paris, ce 7 novembre 1823.
J'ai re^u notre trésor, Madame. Je n'ai pu avoir Ihonneur de vous répondre plus tôt, parce que j'étais absent. Je pense qu'il ne faudrait imprimer ce qui reste de cet excellent homme que <{uand tout serait revu et préparé, pour ne pas le donner par lambeaux. La chose dont je veux m'occuper aussitôt que j'aurai un moment à moi, c'est de la notice de sa vie. Mais pour cela il me faut encore quelques matériaux ; pourrez-vous me les procurer ? Recevez, Madame, la nouvelle assurance de mon vieil attachement, avec mes remercîments et mes hommages.
Chateaubriand. '
J3i4 10 novembre 1823.
A M. Doradour fils.
Paris, le 10 novembre 1823.
Vous désirez, Monsieur, connaître les démarches que vous avez à faire pour revendiquer la possession d'un certain nombre d'acres de terres que M. Doradour z;o^re père avait acquis en 1786, dans le district de Kentucky, conjointement avec M. Le Maigre.
Avant d'écrire à ce sujet au Chargé d'affaires de France aux États-Unis pour obtenir les informations que vous me demandez, il est indispensable que vous me donniez communication de vos titres de propriété, et je vous prie de m'en adresser une copie. Le point essentiel à constater est de savoir si la vente a été faite
1. Original autographe sans suscription. — Pailhès Du nouveau nui Joubert.. ., p. 403.
par les nations Indiennes ou parle gouvernement des Etats-Unis. Dans la première hypothèse, j'ai lieu de penser qu'il serait très difficile d'en obtenir aujourd'hui la confirmation.
Recevez, Monsieur, les assurances de ma 'parfaite considération.
A M. Doradour fils. -
iSiS 7 novembre 1823.
A Madame Récamier.
Paris, le 7 novembre 1823.
Je vous écris ce petit mot à Lyon, à mon retour à Paris, en même temps que je vous écris à Turin. Je vous ai encore écrit à Lyon, en courant les chemins. Mettez sur le compte de mon exactitude ce qui est l'effet de mes sentiments, c'est votre coutume d'être injuste. Malgré tout cela, vous reviendrez; vous ne serez pas même longtemps. Vous reconnaîtrez que vous vous êtes trompée. Le billet de vous que j'ai trouvé ici en arrivant m'a fait voir que la joie d'Amélie vous faisait une sorte de plaisir, et que vous repreniez un peu à la justice et à l'espérance. Croyezmoi, rien n'est changé, et vous en conviendrez un jour.
Souvenez-vous de tout ce que je vous ai dit sur le manuscrit. ^
i . La signature seule est autographe.