‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 52 sur 161 · La minute porte en tête cette mention : En chiffres · texte numérisé non relu

La minute porte en tête cette mention : En chiffres

correspondance du Chargé d'Affaires d'Autriche à Londres, M. de Metternich a paru regretter de n'avoir pas reçu immédiatement la dernière rédaction du mémorandum delà conférence que M. de Polignac et M. Ganning ont eue il y a deux mois sur la question des colonies espagnoles. Notre réponse est fort simple ; nous nous étions empressés de faire connaître au Cabinet de Vienne le mémorandum tel qu'il nous était parvenu d'abord, parce qu'il était important comme type et disposition du cabinet anglais. Les nôtres ^ bien connues de tous nos alliés, en particulier M. de Metternich, n'étaient là pour ainsi dire qu'un objet secondaire ; elles y étaient, d'ailleurs, rappelées d'une manière assez précise. M. de Polignac a remarqué cependant que quelques-unes de ses réflexions avaient été fort abrégées dans le précis rédigé par M. Canning, et il lui en a fait l'observation. C'est ce qui a donné lieu à la seconde rédaction. Je joins ici les additions qui en sont résultées : M. de Metternich jugera qu'elles n'ont pas l'importance que leur avait prêtée M. [de Neumann].^ Je dois ajouter que cette seconde édition du mémorandum aurait cependant été envoyée à Vienne pour y être communiquée si le prochain départ de M. de Caraman n avait dû mettre à peu près fin à la correspondance politique, et j'avoue que cette correction m'avait paru de si peu d'intérêt, que j 'ai oublié d'en parler à M. le baron de Vincent.

J'espère que ces détails dissiperont les doutes de M. de Metternich et surtout qu'il ne lui restera pas dans l'esprit que nous manquions de confiance avec lui. Nous lui en avons donné toutes les preuves qu'il pouvait désirer, et nous continuerons de le faire en toute occasion. Quand rien ne vient changer l'état des choseSj quand aucune circonstance nouvelle ne se présente, il est assez naturel que nous n'ayons pas de confidences à faire. Mais qu'il sache bien que nous n'avons pas besoin que quelque danger se présente pour apprécier les dispositions que la Cour d'Autriche nous a toujours témoignées

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