‹ Correspondance générale (volume 3)Chapitre 80 sur 161 · Le roi d'Espagne · texte numérisé non relu

Le roi d'Espagne

Londres des partisans et des intérêts immenses par des affaires de finances. Il faut que la mère patrie, qui a d'ailleurs un besoin réel d'arg-ent pour exister, et pour influer dans les colonies, contrebalance en Angleterre le crédit des Amériques espagnoles, en liant à sa prospérité les fortunes des grands capitalistes de l'Europe. M. Heredia est homme d'esprit, et comprendra ce système. Le décret sur la liberté du commerce fait un effet considérable. Les Anglais sont dans la position la plus embarrassante ; ils ont de l'humeur et n'osent ouvertement attaquer un acte inattaquable et qui les gène en les forçant de s'expliquer.

Chateaubriand. ^

i385 26 février 1824.

Noble Prince, je suis trop souffrant aujourd'hui pour vous écrire moi-même. Du reste, je n'ai rien à vous dire de nouveau sinon que la fortune semble continuer à s'attacher à nous. Les élections de Paris, qui sont ordinairement comme vous le savez les plus mauvaises de la France, s'annoncent d'une manière merveilleuse. Nous pourrions bien avoir sept ou huit députés royalistes au lieu de deux que nous avions sur la totalité des élections. A Versailles, nous espérons aussi Bertin de Veaux, et Laborie dans la Somme. Vous voyez qu'on arrive quelquefois au même but en dormant comme de Veaux et en veillant comme La Borie.

Tout à vous. Noble Prince.

Chateaubriand.

Paris, ce 26 février 1824. ^

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