Archives de Polignac
i4ii 31 [mars 1824].
A Villèle.
Ce mercredi 31.
J'irai chez vous à midi, mon cher Villèle. Mais qu'avons-nous à nous dire que nous ne nous ayons pas dit hier au soir ?
Tout à vous.
Chateaubriand. ^
141^ \'' avril 1824.
Au prince de Polignac.
Paris, le l^'' avril 1824.
Ma dépêche d'aujourd'hui, noble Prince, est intéressante. JV veux ajouter quelques réflexions.
Sir William A'Court a dit à M. Brunetti qu'il était très mécontent de la réponse de M. de Heredia. Il est certain que le cabinet de Madrid refusant de traiter sur la taxe de l'indépendance des colonies embarrasse beaucoup le cabinet anglais, qui ne se dissimule pas que le consentement à Tindépendance de la part de l'Espagne est d'un poids considérable dans cette affaire. D'un autre côté, les nouvelles du Mexique n'étant pas très bonnes je vous engage à en causer avec M. Canning et à lui demander si le refus de l'Espagne et les troubles politiques de l'Amérique ne modifieraient pas ses résolutions et ne l'engageraient pas à accepter la médiation collectivement avec les alliés ? Remarquez que l'Angleterre a déjà un 'peu reculé, qu'elle voulait d'abord traiter sur la base de l'indépendance pure et simple et puis qu'elle ne propose plus cette indépendance que d'une manière hypothétique.