Archives de Broglie. — Paul Gautier op. cit., p
comme écrivain, mais je suis totalement découragé comme homme ^ Je crois les lettres à jamais perdues, ainsi que le reste ; et jevous proteste que, si je puis seulement cet hyver trouver mille écus par an pour le reste de ma vie, jamais, de mon vivant^ la France ne verra une lig-ne de moi. Si j'étais seul, j'irais bien volontiers demeurer dans votre château et je me ferais un grand honneur d'être votre frère. Mais Diis aliter visum, ! Vous ne nous^ quitterez pas, j'espère. Vous resterez parmi nous. Letempsadoucira bien des rigueurs. Et l'on verra enfin que si l'on veut un siècle illustre, il faut laisser la paix et la patrie à ceux qui, comme vous, peuvent l'illustrer.
J'ignore quel sera le sort de Vliinéraire. Peu m'importe. Je méprise trop les juges, et j'aime trop peu mes barbouillages pour m'en inquiéter d'avance. Mais je crois bien que les mêmes ordres qui ont fait si noblement attaquer /es Martyrs^ ne laisseront pas passer en paix le voyageur. Voilà une bien longue lettre. Gomment vous quitter? Ecrivez-moi. '
iS^ 28 janvier 1811.
A Esménard.
Lundi 28 janvier 1811.
Il est de la dernière importance, pour lui et son libraire, que son Itinéraire à Jérusalem lui soit rendu le plus tôt possible. « Vous y avez vous-même, monsieur, un intérêt, puisque j'ai embelli ma méchante prose de vos beaux vers . » -