‹ Correspondance généraleChapitre 128 sur 181 · Bardoux La duchesse de Duras^ p · texte numérisé non relu

Bardoux La duchesse de Duras^ p

2. Il était allé ji Giiartres chercher un nouvel actionnaire pour la société <jui devait régler ses dettes . ^

■i. Bardoux La duchesse deDuras^ p. 125.

Il est obligé de retourner ce matin à la campagne. S'il n'est pas assez heureux pour rencontrer une autre fois M. Égasse, il prendra la liberté de lui adresser une réponse pour la princesse. Il lui a écrit plusieurs fois, mais il voit avec peine qu'aucune de ses lettres ne lui est parvenue. En cas que M. Tabbé Égasse fût chargé de quelque chose de particulier pour M. de Gh... il laisse ici son adresse : à M. de Gh. à Aunay par Antony, Dép^de Seine. M. de Gh. remercie M. l'abbé Egasse, il le prie d'agréer ses compliments. *

A l'abbé Égasse.

Val-de-Loup, lundi 27 juillet 1812.

J'ai l'honneur d'envoyer à Monsieur l'abbé Egasse ma réponse à M*^® la Princesse Galitzin. Je lui aurai une obligation extrême s'il veut bien la lui faire passer par la voie la plus sûre et la plus prompte. Je regrette bien de n'avoir pas vu Monsieur l'abbé Egasse et de ne l'avoir pas remercié de la peine qu'il s'est donnée de passer à l'hôtel de la Valette.

Je le prie d'agréer tous mes compliments.

DE GhATEAUBRIAÎsD. -

1. Collection de Mi«« Victor [Eg-ger. — Ni signature ni paraphe, papier bleuâtre. — Une main qui a signé, mais d'une signature illisible, a écrit en haut de cette lettre et au crayon: « Présenté par moi à M. de Chateaubriand qui l'a reconnu (en 1845). » — Sans lieu ni date, ni estampille postale ; mais d'après le contexte le lieu est probablement Paris, sûrement même si l'on examine la lettre suivante qui donne en même temps la date à quelques jours près.

2. Collection de M™« Victor Egger. — Pas de suscription. — En outre, ce n'est pas un original autographe mais une copie, annexée à la lettre précédente, et en haut de laquelle on lit dans l'angle gauche : « Copie d'une lettre écrite par M. de Chateaubriand, nécessaire pour l'intelligence de la lettre autographe ci-jointe. »

A Joubert.

Mon cher ami, je voulais aller vous embrasser. Je pars cette nuit pour Dieppe ; j'ai grand besoin de respirer un peu l'air de ma nourrice, la mer. La Chatte ^ va se trouver bien seule, puisque vous partez aussi. Je vous embrasse bien tendrement, ainsi que le Loup. -

W5 20 septembre [1811]. '^

A la duchesse de Duras.

Val-du-Loup, lundi 20 septembre.

Ma sœur est bien aimable de me prêcher. J'en ai grand besoin, et je ne sais quand la raison me viendra, mais jusqu'à présent, je ne l'ai pas encore vue. Je suis triste et inquiet. Vous avez appris l'accident arrivé à ce pauvre Alexandre \ et la mort de sa petite lille qui s'est jetée par la fenêtre. Cela a ramené la famille à Paris. Ils ont quitté Méré ville. Ils sont malheureux, malades, et cela m'afflige. D'un autre côté, le travail me fait mal et j'ai un tel dégoût des lettres que ce n'est qu'avec une répugnance extrême que je me vois forcé de publier quelque chose de nouveau. Je suis pourtant assez content démon barbouillage... C'est tout juste ce que vous voulez, des mémoires plutôt qu'un voyage. Je parle

1. La Chatte est M"»« de Chateaubriand ; le Loup M™'' Joubert.

2. Raynal Les Correspondants de Joubert^ p. 201. — Pailhès Chateaubriand, p. 527. "

3. Le 20 septembre n'est pas un lundi. — Sans doute cette erreur estelle un lapsus calami de Chateaubriand lui-même.

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