Analysée ainsi par Bardoux La duchesse de Duras, p
4. Il s'agit de Claude François de Rivarol, de cinq ans plus jeune que le charmant causeur. D'ailleurs, homme exquis, vraiment de son siècle, le xviii^, et en particulier d'une spirituelle bravoure, sinon grand homme de lettres, suivant ses désirs.
Un couplet improvisé en prison, pendant la Terreur, nous le donne tout entier:
On va me guillotiner, Le moment approche.
Pourquoi vous en étonner?
Je suis sans reproche.
J'aime Dieu, je sers mon Roi, Voilà mon acte de foi, Adieu ma caboche au gué Adieu ma caboche.
5. François-Joseph, vicomte de Gratet du Bouchage (1749-1821), alors ministre de la marine, ultra-royaliste.
grand plaisir que je me vois reçu au nombre de ses membres. Sans la multitude des affaires dont je suis surchar<i^é, je me serais déjà empressé de m'y rendre : mais je compte faire tout mon possible pour trouver le moyen de me présenter dans une société, composée de gens aussi distingués.
Agréez, je vous prie, monsieur le Vicomte, l'assurance de la parfaite considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être,
votre très humble et très obéissant serviteur.
LE v^*' DE Chateaubriand.
Monsieur
Monsieur le Général comte de Fiivarol. '
"248 14 février 1816.
A la comtesse Charles de Damas. -
Je ne mérite point les éloges de madame la Comtesse de Damas €t suis pourtant bien fier de les avoir obtenus. J'espère qu'elle voudra bien accepter quelques exemplaires d'une opinion qu'elle juge avec tant d'indulgence et je la prie de vouloir bien agréer avec bonté l'hommage de mes sentiments respectueux.
de Chateaubriand.
Ce 14 f^'^ 1816. -^
1. BibHothcquc Léon Alègre, à Bagnols-sur-Cèze, nis. 23, dossier Rivarol, ■copie de M™'' Garidel- Alègre. Louis Thomas Lettres inédites de Chateaubriand [Mercure de France, juin 1904).
2. Marie Louise Aglaé Andrault de Langeron (2 août 1759 — 25 janvier 1827), mariée le li avril 1779 à Joseph François Louis Charles César de Damas d'Antigny, dit le comte Charles de Damas, ensuite le duc Charles de Damas.
3. Archives de Chastellux. — Communication de M. lo comte de Chastellux.
^49 . 4 mars 1816.
Remerciements pour sa nomination de commissaire honoraire de l'Association fraternelle des chevaliers de Saint-Louis. ^
^50 7 mai 1816.
A Ghênedollé.
Paris, 7 mai 1816.
Je dicte encourant quelques mots à mon secrétaire, mon cher ami. Je ferai tout ce qui me sera possible de faire pour vous faire entrer à l'Institut ; mais ne comptez sur rien, et voici pourquoi : l'esprit de ce corps est resté le même malg-ré la réforme qu'il vient d'éprouver. Dans les dernières nominations nous n'avons pu avoir que quatre voix pour M. de Sèze. Jugez par là où nous en sommes. Je sais que vos titres sont d'une nature différente ; mais le talent, comme vous savez, n'est pas toujours une cause de succès. Quant à Fontanes, je ne le vois plus ; son opinion dans la Chambre des Pairs le range sous des bannières différentes de la mienne, et j'avoue qu'après la dernière expérience je ne sais plus capituler avec des opinions. Comptez toujours sur moi, mon cher ami, et croyez que je serais trop heureux de trouver l'occasion de vous être bon à quelque chose.
Je vous embrasse. ~
De Chateaubriand. ^
i. Catalogue des autographes delà collection Dubrunfaut, X,n° 165.