‹ Correspondance généraleChapitre 154 sur 181 · Ces derniers mots sont seuls de l'écriture de Ch. (SB · texte numérisé non relu

Ces derniers mots sont seuls de l'écriture de Ch. (SB

3. Sainte-Beuve Étude sur C/iénec/o/Zé dans Chateaubriand et son groupe^ II, 226.

S5i Mai 1816.

A la duchesse de Duras.

Il vient de s'enfermer à la Vallée-du-Loup pour travailler. Quelques jours se sont à peine écoulés, qu'il rêve un voyage. « Quand partirons-nous? Quand lînirons-nous tout ceci? »*

S5^ [Mai 1816.]

A la duchesse de Duras.

Gomment voulez-vous, chère sœur, que je vous suive? Ne suis-je pas lié, enchaîné par mille entraves, sans argent, sans liberté, sans volonté? Je ne rêve que de quitter la France. J'en ai cent pieds par-dessus la tête. -

'J5S 23 juin 1816.

A la duchesse de Duras.

L'opinion publique paraît s'améliorer et le royalisme gagne ; si le ministère est assez insensé, comme il l'a fait jusqu'ici, pour contrarier ce mouvement, il sera entraîné et tombera malgré lui en faisant beaucoup de mal. L'opinion des provinces n'est pas douteuse sur la Chambre des députés. Cette chambre est en vénération et c'est s'aveugler que de ne pas le voir. Il faut donc se rapprocher d'elle. Je vais continuer mon travail, je ne le ferai paraître que dans six semaines ou deux mois ; aussi nous aurons le temps d'en causer. On dit que les affaires de Rome vont finir ; si M. de Blacas revenait et qu'on voulût bien m'envoyer à sa place, j'irais volontiers vivre et mourir en Italie. ^

1. Analysée ainsi par Bardoux dans Ln duchesse de Duras, p. 102.

Page 1