‹ Correspondance généraleChapitre 179 sur 181 · Fouché · texte numérisé non relu

Fouché

adresse à vous. Néf^ociez cela avec le duc de Rohan. Vous leur ferez une joie extrême, et vous donnerez une idée immense de mon crédit. Il faut être ici pour voir comme le roi est aimé.

Les collèges que l'on croyait les plus mauvais, se sont trouvés excellents. A Paris, nous sommes des poules mouillées. Cette Chambre, je l'espère, fera des merveilles.

Je vous ai écrit deux fois, une fois simplement, et la seconde fois de la manière convenue. Je serai très certainement élu ici, et j'ai reçu une lettre du Préfet de Rennes, qui me donne aussi des espérances. Je serois très content, si je pouvois l'être où vous n'êtes pas. Les élections sont si [ ] que j'espère être

libre le 24, c'est à dire dans 8 jours.

Bon soir, chère sœur, recevez bien mes bons députés.

[Un paraphe.]

Ce 17, au matin.

Je reçois votre bonne longue lettre apportée par M. de Duras que je n'ai point vu. J'avois aussi reçu votre autre lettre avec la double écriture. Nous verrons ce que signifient les complimens de M. de L.

Voilà mon discours. Ne me le renvoyez pas ; ne le montrez pas; j'en ai une copie. Donnez moi votre avis, et dites moi franchement comme à l'archevêque de Grenade si mon homélie sent un peu le radotage d'un esprit baissé. ^

1. Publié incomplètement par nous, p. 293, d'après Bardoux La duchesse (le DuraSy p. 184. — Texte revisé sur l'original autographe. — Archives du château de Maucreux.

Correspondance de Chateaubriand. T. I. J5

U3* 17 août [1815].!

A la duchesse de Duras.

Un mot pour vous prévenir qu'un député d'Orléans qui part

pour Paris ce soir, vous porte une grosse lettre de moi. J'ai reçu

vos lettres. Tout va bien ici.

Jeudi 2 heures

17 août.

A Madame

Madame la Duchesse de Duras au pavillon de Flore aux T huileries Paris.'

'244^ 18 août [1815J. 3

ce 18 août.

J'espère qu'au moment où je vous écris ces quatre mots vous avez reçu mon gros paquet porté par M. Miron.

Je n'ai point reçu de lettres de vous aujourd'hui, c'est fort mal. Vous voyez que je suis exact. Je vous dis tous les jours quelqvie chose. Tout continue à aller ici à merveille. J'ai laissé là toutes les drogues parce qu'elles font de mauvaise encre et que je suis aussi maladroit que vous. J'espère une lettre demain.

A Madame

Madame la Duchesse de

Duras

Au pavillon de Flore

aux T huileries

A Paris. '*

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