Fouché
seul. Je vous dois sans doute une grande partie de cette faveur. M"'®B...*a été adorable.
Quand reviendrez-vous nous voir ?
Le 4 thermidor.
Écrivez-moi à mon adresse directe, chez le G''" Joubert, n° 118, rue Honoré, près de la rue de l'Echelle.
Mille fois à vous.
A Madame de Staël, à Coppet,
par Genève. '
96 [2 septembre 1801.]
A Madame de Staël.
15 fructidor.
On pourrait se vanter de recevoir de vos lettres; vous honorez assez ceux à qui vous voulez bien écrire, pour qu'ils en tirent vanité ; mais les montrer, je ne crois pas que cela soit permis. Quant à moi, je vous assure sur mon honneur le plus sacré que Jamais je nai montré une ligne de votre écriture à qui que ce soit, et vous me devez de me dire qui vous a mandé une si fausse nouvelle. Je m'engage à lui prouver qu'il s'est trompé, et, si c'est un galant homme, il en conviendra. Voilà tout ce que j'ai à dire pour mon excuse. Je vous ai écrit une longue lettre à laquelle vous n'avez pas répondu. J'attends votre réponse.
Je vous salue.
Avant de croire à mon indiscrétion sur vos lettres, vous deviez