‹ Correspondance généraleChapitre 28 sur 181 · Archives de Broglie. — Paul Gautier op. cit.^ p · texte numérisé non relu

Archives de Broglie. — Paul Gautier op. cit.^ p

vous souvenir que vos amis m'ont déjà fait parler à un dîner où je n'ai pas dit un mot. Vous le savez.

A Madame de Staël, à Coppet par Genève. ^

^7 [30 septembre 1801. j

A Fontanes.

8 vendém. an X.

Vous savez qui nous avons ici. Il est parti fort malheureux. - Il vous prie d'agir pour lui ; voici à quoi il réduit ses demandes :

Il consent à perdre sa place, puisqu'on le veut absolument, mais du moins, après s'être séparé de Vhomme , qu'on le laisse, lui, tranquille, respirer l'air à Paris ou du moins aux environs. Je ne vois rien de plus modéré que cela, et je crois qu'à ces termes-là vous pouvez solliciter votre grande puissance, puisque ce ne sera plus pour rhomme, qu'elle peut haïr, mais pour un pauvre diable, qui souffre pour cet homme.

Notre ami commun est un galant homme, qui mérite qu'on lui rende toutes sortes de services, car il en savait rendre lui-même dum fortuna fuit.

Vous avez vu l'article de V[illeterque] dans le Journal de Paris. Ce qu'il y a de singulier, c'est que la phrase orgueilleuse qu'il me reproche est retranchée dans le volume corrigé que j'ai ici. Au reste, sa critique me paraît injuste, et, si je suis sûr de quelque chose comme style, c'est du serpent ; ^ je crois aussi que c'est votre avis.

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