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Le serpent, dans le Génie du Christianisme

Je suis toujours malade, et j'écris avec peine.

Je touche enfin au bout de mon travail. Encore quinze jours et tout ira bien : cependant je suis triste, je ne sais pourquoi.

Mille choses aimables à toute votre famille. Respects et excuses à M™® B[acciochi]. Répondez-moi sur notre ami, car il doit revenir.

Voici mon adresse :

A Madame Beaumont, à Savigny-sur-Orges, par Fromenteau.

Au citoyen Fontanes rue Saint-Honoré, près le passage Saint-Roch, à Paris, *

i8 [2 octobre 1801.]

A Fontanes.

10 vend, au soir.

Vous voyez, mon cher ami, mon empressement à vous servir. Je vous envoie mes ruines de TOhio et je leur mets un titre, qui les présente comme un simple extrait de V œuvre de M. de Crèvecœur. J'en ai retranché toutes les réflexions et n'ai laissé que la matière sèche. Signez le tout d'une lettre quelconque et tout ira bien.

Je n'ai point encore vu l'article du théologien. Ces gens-là sont méchants. Mais pour peu que nous nous tenions ferme, et que nous ne nous abandonnions pas les uns les autres, nous les battrons. Le Publiciste et les Débats ont loué loyalement. Je ne sais si la Gazette de France a parlé : qu'importe !

Le grand moment approche ; du courage, du courage, vous me paraissez fort abattu. Eh ! mordieu, réveillez-vous ; montrez les dents. La race est lâche ; on en a bon marché, quand on ose la regarder en face.

1. Original autographe à la Bibliothèque de Genève. — Pailhès Chateaubriand, p. 88.

Esm [énard] au Brésil ! Il reviendra par les prisons d'Angleterre.

J'ai reçu la lettre de M'"'' B[acciochi], elle est ^toujours adorable.

J'ai décidément la fièvre tierce. Je vais faire des remèdes.

Ménagez-vous . Adieu, je vous aime tendrement. .

Remerciez mille fois notre ami B[onald].

Je vais lire son livre, j'aime les têtes de sa façon ; il est au corps de bataille, moi je ne fais que l'avant-garde ; I.a H[arpeJ est dans l'artillerie, mais je crains que ses lingots^ d'un trop gros calibre, ne portent pas loin.

M™^ de B[eaumont] vous remercie Ijeaucoup de votre souvenir et vous désire fort à Savigny.

Mille compliments à M™® de F[ontanes] et deLil., sans oublier le cher oncle. ^

'29 [16 octobre 1801.]

A Madame de Staël.

24 vendémiaire.

11 y a déjà quelque temps que j'ai reçu votre aimable lettre, mais je me suis trouvé embarrassé d'une affaire qui m'a empêché d'y répondre. Je serai à Paris dans les premiers jours de décembre ; je m'occuperai de l'impression de mon ouvrage, et je quitterai Paris, aussitôt qu'il a ^ paru, c'est-à-dire dans le courant de janvier, ou le commencement de février au plus tard. Je vous verrai le plus souvent qu'il me sera possible: je crains bien seulement que la correction de mes épreuves, à laquelle je me donnerai tout entier, ne me retienne souvent malgré moi dans la

1. Original autographe à la Bibl. de Genève. — Pailhès Chateaubriand ^ p. 89.

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