‹ Correspondance généraleChapitre 32 sur 181 · Pailhès Chateaubriand, p. 9i · texte numérisé non relu

Pailhès Chateaubriand, p. 9i

SS [Avril 1802.]

A Fontanes. ^

Mardi matin.

Mon cher ami, voilà le Mercure que vous demandez. Votre

article ^ réussit au delà de toute espérance ; tout le monde vous

adore. La Harpe vient de mVnvoyer chercher par Migneret : il ne

connoissoit rien du livre, il est ravi, il s'est écrié: Voilà de la

littérature I voilà de la critique. Ah! Messieurs les philosophes,

vous aurez affaire à forte partie ! Voici deux hommes !. . . Ce Jeune

homme (c'est vous) est mon élève ; cest moi qui Vai annoncé. —

Et puis le bonhomme a été saisi d'une espèce d'étourdissement.

Je crains bien que cette puissante autorité littéraire ne nous reste

pas longtemps : ce sera une perte irréparable. Faites un article

sur Alfîeri ; vous en feriez un sur le diable que le Mercure vous

béniroit.

Mille fois à vous.

[Un paraphe comme signature.]

A M. de Fontanes. -

S4 [9 juin 1802.1

A Migneret.

20 prairial an X.

Il « prie Migneret de délivrer 134 exemplaires du Génie du Christianisme, à M. Michaud, pour M. Dulau, à Londres». ^

Page 1