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Job

Correspondance de Chateaubriand. T. I. 7

tendres de ma part ; qu'ils ne m'oublient pas, ni vous non plus, cher paresseux. Avez-vous remis votre article à des mains étrangères, comme vous me l'aviez promis ?

Lyon, jeudi 13 prairial. ^

W 7 juin 1803.

Aux membres de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon.

Messieurs,

Depuis longtemps Lyonnois par le cœur, la place qui me rapproche aujourd'hui de votre très digne Archevêque, m'a presque rendu votre concitoyen. C'est à ce titre que j'ose vous présenter mon faible ouvrage, en le soumettant à vos lumières et à votre indulgence. L'Église de S'-lrénée fut le berceau du Christianisme dans les Gaules, et cette même Eglise a sauvé la foy dans les derniers jours de nos calamités. La cendre des Martyrs de Lyon a été deux fois jetée dans le Rhône, et deux fois la Religion est sortie de cette semence sacrée. Le Génie du Christianisme est donc ici dans sa véritable patrie : mais en vous faisant l'hommage de mon livre, je n'ignore pas. Messieurs, que je Texpose à une dangereuse épreuve ; car plus vous êtes persuadés de l'importance du Culte de nos pères, plus vous sentirez combien je suis resté au dessous de mon sujet.

J'ai l'honneur d'être, avec la plus haute considération. Messieurs,

Votre très humble et très obéissant serviteur DE Chateaubriand.

Lyon, 18 prairial an XI 7 juin 1803. 2

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