Le Braz Au pays d'Exil de Chateaubriand, p
2. Voir sur Peltier, les Mémoires d'Outre-Tonibe, II, lit. Édition Biré. Garnier.
RÉPONSE GÉNÉRALE A CEUX QUI m'ont FAIT l'hONNEUR DE m'ÉCRIRE
J'aime le repos. Je vis seul. Je n'entretiens personne de moi. J'ai poussé l'amour de la tranquillité jusqu'à prier M. P. * de ne point faire l'analyse de VEssai Historique, Politique et Moral sur les Révolutions. Cependant, par une fatalité singulière, on sait où je demeure et on m'écrit. Depuis quatre mois on n'a cessé de m' envoyer lettres sur lettres. J'ai gardé obstinément le silence. A la fin on veut m'arracher une réponse. La voici : c'est la première, ce sera la dernière.
Des lettres dont on m'a honoré, les unes sont anonymes, les autres sont signées. Les unes Françaises, les autres Anglaises. Je commence par celles-ci.
Une lettre, sans signature, datée du 20 du mois dernier, a été remise pour moi, cette semaine, chez le libraire Deboffe. Elle était accompagnée d'un sermon sur The Ends and Advantages of an EstablisKd Ministry. - Le Rev. Mr. Symons est l'auteur de cet écrit qui m'a paru excellent tant pour la matière que pour la manière. Mais je ne suis point Théologien, et je suis prêt à reconnaître tout ce qu'on voudra. Si j'ai avancé des erreurs, je les désavoue. Je respecte aussi bien que le R. M. S. '^ la Religion et ses ministres. Je pense comme lui qu'un peuple d'Athées serait un peuple de scélérats. En un mot, personne plus que moi n'est convaincu que la Révolution a été faite par des moyens exécrables, et ne l'ai-jepas répété depuis la première jusqu'à la dernière page de mon livre ! Si le R. M. S. et beaucoup d'autres m'avaient lu avec un peu d'attention, ils auraient vu qu'au fond j'étais essentiellement de leur avis ; alors, on n'aurait pas prêché contre un ouvrage qu'on voulait décrier. Prêcher, c'est sonner le tocsin, c'est assembler des lecteurs.
Que si le R. M. S. s'est alarmé des louanges, très peu méritées sans doute, que le Monthly Review a données kVEssai, M. S.