‹ CorrespondanceChapitre 14 sur 19 · I ..CtHI'^lc · texte numérisé non relu

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de» retraites honorables, et c'est ce que je ferai. Cela dit : concluons la paix par un baiser, et songeons plu- ■ tôt que d^is gninze jours nous serons ensemble. J'attends demain matin mie lettre de toi, j'ai hésité k remettre la mienne à demain soir pour y répondre, car, remarçues-tu, chère Muse, que nous ne nous répondons guère ; mais j'ai pensé qu'il y avait longtemps que je ne t'avais écrit, et que tu ne serais pas Tâchée d'avoir la mienne un jour plus tôt. Je te juge d'après moi, cela me fait de bons réveils quand je reçois tes lettres.

Tu auras appris par les journaux sans doute la soignée grêle qui est tombée sur Rouen et alentours samedi dernier : désastre général, récoltes manquées, tous les carreaux des bourgeois cassés, il y en a ici pour une centaine de francs au moins, et les vitriers de Rouen ont de suite profité de l'occasion {on se les arrache les vitriers) pour hausser leur marchandise de 30 p. 100, 6 humanité! C'était très drûle conune ça tombait, et ce qu'il y a eu de lamentations et de gueulades était fort aussi : c'a été une symphonie de jérémiades pendant deux jours à rendre sec comme un caillou le cœur le plas sensible, on a cru à Rouen à la fin du monde (textuel). 11 y a eu des scènes d'un grotesque démesnré, et l'autorité mêlée là-dedanst M. le préfet, etc.

Je sois peu sensible & ces infortunes collectives, personne ne plaint mes misères, que celles des autres s'arrangent : je rends à l'humanité ce qu'elle me donne, indifférence. Va te faire f...... troupeau, je ne

suis pas de la bei^rie! que chacun d'ailleurs se contente d'être honnête, j'entends de faire son devoir et de ne pas empiéter sur le prochain, et alors toutes les utopies vertueuses se trouveront vite dépassées.;

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