‹ Correspondance inédite, 1819-1868; avec une notice biographique par Daniel BernardChapitre 89 sur 91 · A M. STEPHEN HELLEU · texte numérisé non relu

A M. STEPHEN HELLEU

Vienne (en Dauiihiné), mardi 4 ou 5 septembre c'est-à-dire mercredi 6 (1865).

Mon cher Heller,

Voilà bien longtemps que je n'ai de vos nouvelles. Pourquoi n'avez-vous pas répondu un mot à ma lettre collective adressée à madame Dftmcke? Je vous écrivais à tous les trois. Je suis toujours malade et j'ai bien peur de n'apporter qu'une addition d'ennui à celui que vous subissez probablement avec tant de peine. — Mes nièces sont plus charmantes que jamais. Nous lisons beaucoup, elles comprennent tout admirablement et rapidement. Malgré leurs instancei» pour me garder, je retournerai pourtant à Paris à la fin de la semaine; voulez- vous être asseï bon pour pré-

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venir mon concierge que j'arriverai dimanche matin *> 6 h. 1/2; de plus, venez dîner avec moi ce même dimanche; nous serons seuls, car je crois que ma behe-mère ï\t sera pas encore revenue. Dans tous les cas, si vous venez, faites-le savoir à Caroline, pour qu'elle nous fasse à diner.

11 fait une chaleur atroce; j'ai un violent mal de tête et j'ai peine à vous écrire.

J'ai reçu, il y a quatre jours, de Genève une lettre qui m'a fait un bien infini et m'a rendu à peu près raisonnable. Il serait bien temps que cela fût et que je pusse vivre de la vie qui m'est propre, sans pourtant souffrir si cruellement de ma lutte insensée contre l'impossible. Cela viendra votre amitié aidant.

Avez-vous composé quelque chose? Vous me direz cel.i et de quelle manière vous avez tué ce brigand de tempa qui nous tue si lâchement.

Adieu, adieu, à dimanche.

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