‹ Correspondance inéditeChapitre 12 sur 24 · XXVI CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

XXVI CORRESPONDANCE

trouva définitivement débordée, dès que fonctionna cette assemblée oii de simples fusiliers devenaient les arbitres et les juges de leurs officiers (1).

Des deux puissances qui se disputaient sa ville natale, Thibaudeau reçut naturellement des mémoires où elles faisaient valoir leurs griefs respectifs. Mais il s'obstina à demeurer neutre; il en appela à la conciliation, et trouva ce biais de se lamenter sur le renom d'« aristocratie », dont il devenait, disait-il, presque impossible de laver les Poitevins. Les accusations du Comité militaire, contre la municipalité, avaient pris corps à Paris, et l'on y trouvait étrange que la Lettre des députés impartiaux eût pu partir de Poitiers^ par la poste, sans que personne prît des mesures pour l'empêcher de semer la haine de l'Assemblée et de faire appel à l'insurrection C2).

Le Comité militaire de Poitiers n'eut pas une longue existence, car la Société des Amis de la Constitution se forma en juillet 1790, et offrit aux hommes remuants du parti révolutionnaire un meilleur instrument de propagande et d'action que les cadres d'une milice nationale [è\.

(O Rea:. mun. 197, 24 et 25 mai 1790.

(2) CorrespoDclance, avril 1790, 5, 1-2, i3 el 18 juiu. Cf. I\cg'. 19G; 12 mai 1790.

(3j Reg-. I, 19 juillet. Cf. Correspondauce , Icllrcs de juillcl et août

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