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Ï2 CORRESPONDANCE

à l'hôtel de la chancellerie, où tous les Ministres éloient assemblés, pour se concerter avec eux (i).

M. de La Fayette et M. de Gouvion, major général des troupes de Paris, ont rendu compte de ce qui étoit à leur connoissance, au sujet de Tenlèvement du Roy (2); ils ont dit qu'ils avoient été prévenus, depuis quelques jours, par une personne qu'ils n'ont pas nommée, mais qu'ils ont offert de nommer, s'il le falloit, du projet de la Reine de s'évader avec M. le Dauphin et Madame ; il n'étoit pas question du Roy; que ce projet devoit s'exécuter par la porte de l'appartement de M. de Villequier, dont la Reine avoit des doubles clefs, et qu'après avoir fait part de ces avertissements au Comité des recherches et à la municipalité, ils avoient posté des officiers de la Garde nationale qui avoient veillé nuit et jour à celle porte, et qu'on avoit en même tems veillé avec la plus grande attention aux passages ordinaires, de sorte qu'on ne pouvoit pas concevoir par quel endroit le Roi, la Reine et les deux enfans avoient pu passer (3).

M. delà Porte, ayant été introduit, a remis un mémoire intitulé Déclaration du Roy à la nation françoise, dans lequel on reprend tous les événemens qui ont eu lieu depuis le commencement de la Révolution, tous les décrets de l'Assemblée Nationale; on critique tout, on rapelle tout ce qui a été dit dans les journaux et autres ouvrages anticonstitutionnels ; on se plaint de tout ce qui s'est fait, et surtout de tous les clubs qui sont éttiblis dans le royaume; on fait

(i) Comparer ce récit avec le texte officiel du discours de Duport, ministre de la justice (Arch. Pari., XXXf, p. 368). Le mÎMiie recueil place la comparution de M. d'All'ry après le rapport de Gouvion [Ibid., p. 'à~i!\).

(2) Voir ce rapport de La Fayette et de ^L de Gouvion dans les Arch, Pari , XXVJ, p. 3Go.

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dire au Roy qu'il n'a pas assez des vingt-cinq millions qui lui ont été attribués pour soutenir la dignité de sa couronne; que dans tout ce qu'il est venu lui-môme dire à l'Assemblée Nationale, dans tout ce qu'il a fait écrire aux princes étrangers, pour approuver la Constitution, il n'en pensait pas un mot, et qu'il ne l'a fait que par contrainte (i).

Enfin on fait déclarer au Roy qu'il s'échappe pour ne plus prendre part à toutes ces opérations. Le Mémoire a été renvoyé au Comité de Constitution, pour être examiné, et en être fait raport. L'Assemblée, après avoir pris toutes les précautions que les circonstances ordonnoient et permettoient, pour maintenir la sûreté publicque à Paris, et dans le Royaume, a passé à l'ordre du jour^ qui étoit la discussion du Code pénal, et a arresté qu'elle ne désempareroit ni nuit ni jour jusqu'à nouvel ordre (2).

Pendant ce temps le plus grand calme régnoit à Paris. M. d'Aumont (cy devant duc), commandant du bataillon qu'on croyoit de garde au château la nuit dernière, est le seul qui ait été insulté par le peuple, et il lui seroit arrivé malheur si la garde nationale ne l'eût pas sauvé des mains de ceux qui le maltraitoient. La consternation étoit d'abord peinte sur tous les visages ; mais bientôt on s'est relevé de cet abattement, et l'amour de la patrie et de la liberté a ranimé les forces des bons citoyens; et, plein de confiance dans l'Assemblée Nationale^ et dans tous les corps administratifs et militaires du Royaume, chacun s'est remis à son

(i) La déclaration du Roi adressée à tous les Français à sa sortie de Paris est insérée in extenso dans les Arch. Pari., XXVJ, ^78 et sq.; le Moniieiir en donne des extraits.

(2) Le renvoi de la déclaration fut prononcé sur la motion de Barnave [Ibid., p. 385); sur les mesures d'ordre prises [Ibid., pp. 385, 389).

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travail, de sorte que, sur le soir, il ne sembloit pas qu'il fût survenu rien d'extraordinaire dans la ville.

La ville de Paris a été dans un grand calme toute la nuit. Nous avons continué la séance (1) et la discussion de différens objets; il a été fait lecture du procès-verbal qui contient la lettre écrilte par M. le Curé de St-Germain-l'Auxerrois à l'Assemblée Nationale, pour l'inviter d'assister à la procession de la Fête Dieu, à laquelle, porte la même lettre, le Roi a promis de se trouver (2).

On a rendu compte de l'état du Trésor public, et il s'est trouvé en or, argent et effets, 31 millions, dont 12 millions en or el 6 en argent, sans comprendre les 28 millions qui doivent y être versés parla caisse de l'extraordinaire (3).

MM. de Rochambeau, de Chabrillant,etun grand nombre d'officiers généraux, se trouvant à Paris, se sont présentés à l'Assemblée pour l'assurer de leur entier dévouement, et de la disposition où ils sont de suivre ses ordres pour la deffense de la patrie (4). M. de laTour-Maubourg a demandé une nouvelle forme de serment pour les officiers de J'armée; il a été ordonné que le Comité militaire en présenteroit une (5).

il a été rendu un décret pour régler la forme du secours qu'on attend des Gardes nationales du Royaume. On de-

(i) Le 21, à 5 heures et demie du soir {Journal des Débats, n" 762); à 0 heures, d'après le procès-verlial (Arch. Pari., VIII, -^S/j).

(2) Il s'agit du procès-verbal de la séance du 20 juin, où se trouve celte lettre (Ihid., p. 35i).

(3) Voir le rapport de Reubell sur l'état des caisses publiques {Ibid., p. 380).

(4) Voir sur la comparution de Rocliambeau, commandant de l'armée du Nord, et sur celle de M. de Chabrillant, officier général, le procès-verbal publié dans les Arch. Pari. (XXVI, 091, 303).

(5) La Tour-Maubourn^ (marquis de) était colonel du rég-iment Soisscmnais et député de la noblesse du Puy en Velay (Brette, 11, p. 201;. Sur sa motion (Arch. Pari., XXVI, 391).

mande deux ou trois mille hommes à chaque département; on assure quinze sols par jour aux volontaires, dès l'époque de leur rassemblement; ils auront le choix de leurs officiers. On a arrêté qu'il seroit acheté soixante mille fusils (1). On a passé ensuite à l'ordre du jour; il a été rendu plusieurs décrets relatifs au commerce de l'Inde (2). Tous ces décrets n'ont pas été rendus sans interruption. L'Assemblée, fatiguée d'une journée aussi orageuse, a eu des momens d'inaction, et s'est abandonnée de temps à autre, dans la salle même, au repos de l'épuisement.

22 juin.

M. Fréteau, membre du Comité diplomatique, fait part d'une lettre écrite par M. de La Luzerne, ambassadeur de France en Angleterre, qui annonce que la flotte anglaise se dispose à se rendre dans un port d'Ecosse pour aller ensuite dans la mer du Nord. M. Fréteau a aussi rendu compte des dispositions des émigrés qui sont près de l'Électeur de Mayence, et de celles de l'Empereur et des autres princes d'Allemagne. 11 n'y a encore rien de positif à ce sujet, et on n'a pas heu de craindre de sitôt des hostilités de leur part; il y a même tout lieu de croire que l'Empire ne s'y déterminera pas (3).

On a ensuite passé à l'ordre du jour. 11 a été rendu des

(i) Le décret sur les gardes nationales, adopté sur le rapport d'A. de Lamelh, comprend ii articles (Arch, Parl.,XX\'I, 3(^4)

(2) Le procès-verbal ne mentionne pas ces décrets.

(3) Fréteau St-Just, conseiller au Parlement de Paris, député de la noblesse du bailliage de Melun (Brelte, H, if\o). Sur son rapport du 22 juin (Arch. Pari., XIX, 4oo).

décrets sur la marine, les travaux du Havre et de Cherbourg, et le tarif des denrées coloniales(l).

M. de Gouy d'Arcy a demandé la parole. C'est un député des colonies ; et, depuis le décret rendu sur leur organisation, M. de Gouy et plusieurs autres députés pour le même pays, tels que M. Dillon et M. Moreau, avoient protesté, par une lettre imprimée, de ne plus assister aux assemblées ; mais le danger pressant de la chose publique les a rapellés à leur poste. M. de Gouy a donc dit que lundy dernier, passant à Sentis, le soir, on lui avoit donné le signalement de plusieurs personnes qui avoient passé le matin en poste dans trois voitures; et, suivant leur signalement, il y avoit lieu de croire que c'étoit le Roy et sa famille (2).

Le rapporteur du Comité militaire a proposé la formule du serment pour les officiers qui a été adoptée en ces termes :

« Je jure d'employer les armes remises en mes mains à la défense de la patrie et au maintien de la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale, contre tous ses ennemis du dedans et du dehors; de mourir plutôt que de souffrir l'invasion du territoire françois par des troupes étrangères; et de n'obéir qu'aux ordres qui seront donnés en conséquence des décrets de l'Assemblée Nationale. »

Ce serment a été fait sur le champ par tous les officiers députés à l'Assemblée Nationale, tant en activité que retirés

(i) Sur les rapports de M. de Sillery pour la marine, de Lebrun pour les travaux des porls, de Roussillon pour les denrées coloniales, voir Arch. Pari., XXVI, 4o2.

(2) Le comte Arthur Dillon, gouverneur de Tabago ; Moreau de St-Méry, député de la Martinique ; M. le marquis de Gouy-d'Arsy, député de Saint-Doming'ue (Arch. Pari., VIII, p. XLVII. Brette, tome II).

Sur les incidents auxquels ils sont mêlés, le 22 juin (Arch. Pari., XX VIF, 412).

du service, et ayant des brevets, et sans distinction de partis (1).

C'est là où Tesprit de patriotisme des François s'est développé avec toute son énergie; on a mis à l'écart toutes les querelles particulières ; on a oublié les mécontentemens individuels et la différence des opinions, pour se rallier, se réunir en masse, contre les ennemis de la Nation, et venir au secours de la patrie en danger. Ainsi un événement, des plus malheureux en lui-même^ sera, je l'espère, l'époque de la cessation de cette division de l'Assemblée Nationale en plusieurs partis , qui a tant retardé sa marche et l'achèvement de la Constitution . Nous avons vu avec la plus grande satisfaction des chevaliers de Saint-Louis de notre département,qui ne sembloient pas d'accord avec nous sur plusieurs points, se présenter avec ardeur pour faire le serment.

L'Assemblée Nationale, ayant besoin de toutes ses forces, a arrêté qu'il ne seroit plus accordé de congé à ses membres; que ceux qui étoient absens seroient invités de revenir prendre place, et qu'il seroit fait un appel nominal le 12 juillet (2).

On a reçu une lettre du maire de Paris par laquelle il donne avis, suivant l'usage, des ventes faites de domaines nationaux le même jour pour un prix double de l'estimation (3).

A 10 heures du soir arrive un courrier qui remet un paquet au président. C'était des lettres écrites à l'Assemblée par lamunicipaUté de Varennes, petite ville du Clermontois,

(i) Voir le rapport d'Emmery, avocat, député de Metz , au nom du Comité militaire, et la formule du serment (Arch. Pari., XXVJi, 008).

(2) Le décret sur les conques rapporté par DeferraoQ se trouve dans les Arch. Pari., XXVll, 412.

(3) Voir la lettre de liailly, maire de Paris {/ùid., p. 412).

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par le Directoire du département de la Meuse, et par la municipalité de Châlons, qui apprennent que le Roi et sa famille rendus à Varennes, et n'ayant plus que cinq ou six lieues pour gagner le pays étranger, n'ont pu aller plus loin ; que les gardes nationales formaient un cordon qui les empèchoit de sortir du Roiaume. Toutes les gardes nationales des environs se sont aussitôt réunies sur ce point : la ville de Châlons y a envoyé un détachement considérable. M. de Rouillé, qui avoit fait poster des partis de dragons et de hussards, pour protéger la fuite du Roi, s'est sauvé à Metz; les dragons et les hussards ont posé les armes, sans coup férir. Les corps administratifs témoignent cependant leur inquiétude et la crainte qu'ils ont que M. de Rouillé ne revienne en force pour enlever le Roi; ils demandent du secours. Le courrier qui étoit présent, et qui avoit joué un grand rôle dans toute cette affaire, promet de plus grands détails sur ce qui a donné lieu à faire reconnoître le Roi à Varennes; mais il étoit épuisé de fatigue (1).

L'Assemblée Nationale a décrété que M. le président feroit sur le champ partir des courriers pour faire avancer toutes les gardes nationales des difîérens départemens, afin de protéger le retour du Roi et s'assurer de la personne de M. de Rouillé (2).

23 juin Du 23 juin. — Suite de la séance.

On a pris des mesures pour laioser sortir de Paris ceux

(i) Ces diverses leUres se trouvent dans les Arch. Pari. (XXV[, pp., 424-32.")). Comparer avec l'exposé de Fournel (pp. i25-i()7).

(2) Ces déccets, adoptés sur la motion de Lameth, sont relatés dans les Arcli. l'arl. (X.Wll, p. 42O).

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qui avoient des affaires particulières bien connues, et les fournisseurs.

L'Assemblée s'est divisée en deux parties; l'une pour assister à la procession de la paroisse, et l'autre pour rester dans la salle avec un vice-président, pour répondre en cas d'événemens pressants.

Amidy, le s' Mengin (J), qui avait apporté la nouvelle de l'obstacle mis à la continuation du voyage du Roi, en a dit les détails à peu près comme il suit :

Trois voitures d'une assez mauvaise apparence arrivèrent dans la ville de Sainte-Ménéhould, et furent conduites à la poste, pour changer de chevaux; les guides annoncèrent qu'ils allaient à Verdun. A la sortie, les guides dirent aux postillons de prendre à gauche. Ceux-ci, à qui on avoit dit qu'il s'agissoit d'aller à Verdun, soutinrent qu'il falloit prendre à droite, étant le vrai chemin de Verdun. Les postillons parlèrent fort haut et s'entêtèrent à vouloir prendre la route de Verdun. Le maître de poste, attiré par les clameurs, s'aperçut que les personnes qui étoient dans les voitures affectoient de ne se pas montrer, et d'ailleurs, voyant qu'ils vouloient prendre le chemin de Varennes, qui est une route détournée, il eut des soupçons ; il n'en fit cependant aucune part ; au contraire il donna ordre à ses postillons de faire ce qu'on leur disoit, et de prendre la route de Varennes; mais rentrantpromptement chez lui^ il monta à cheval, et prenant un chemin détourné, il fut rendu à Varennes avant les voitures. Il alla chez le maire, et lui annonça qu'il arrivoit à la poste des voitures qui avoient l'air de conduire

(i) Mang-in, envo^^é de la municipalité de Varennes, fut d'abord entendu par l'Assemblée, et après lui le patriote i*alloy (Arch. Pari., XXVl, p. /j^O). Voir la discussion de ces Icmoijçuag'es daus Fournel (/oc. cit.).

des personnes suspectes, et qu'il fallait les faire arrêter à la poste et leur faire représenter leurs passe-ports.

En effet, le maire se transporta à la maison de la poste, comme les voitures arrivaient. C'était le matin quatre heures ; il se trouva là par hasard deux gardes nationales du lieu ; le maire leur demanda secours ; on ouvrit la portière d'une des voitures ; il y avait une femme et un enfant; le maire leur demanda leurs passe-ports. Les deux gardes nationaux, qui étaient armés, allèrent pour ouvrir l'autre voiture ; les guides firent beaucoup de bruit et voulaient faire partir de force ; les deux gardes nationaux menacèrent de faire feu, même sur les voitures, si on bronchait. Le bruit attira du monde et notamment le S' IMeingin, chirurgien du lieu, et qui a servi longtemps. Il se leva, et alla au lieu où il entendait du bruit ; il ouvrit la portière d'un des carosses, et aussitôt il reconnut le Roi. Cette nouvelle se répandit dans la ville ; on sonna le tocsin ; tout le peuple et les gardes nationales s'assemblèrent autour des voitures; le Roi et toute sa famille furent conduits dans une maison de la ville où on eut pour eux tous les égards dus à la Royauté ; les hussards qui avoientété apostés en différens endroits par M. de Bouille, étant aussi arrivés, se sont joints aux gardes nationales et ont servi dans la garde d'honneur qu'on a donnée au Roi.

Tel a été à peu près le récit du s' Meingin, le même qui seul avait reconnu le Roi à Varennes.

Ces détails ont été rapportés àl'Assemblée, tandis que le plus grand nombre des députés étoit encore à la procession. On est rentré à une heure après midy, au bruit de la musique et accompagné des grenadiers de la garde nationale Parisienne ; ils ont demandé à faire le même serment qu'a-

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valent fait la veille les officiers ; ils y ont été admis ; la musique jouait l'air national : Ça ira.

Une députatiun du conseil général de la commune de Paris a ensuite été admise à la barre et a dit qu'un courrier venoit de leur apporter la nouvelle que le Roi et sa famille étoient partis, la veille au soir, de Sainte-Menehould pour aller coucher à Châlons et continuer leur route pour Paris. La lettre écrite par le maire porte que quand le Roi étoit déterminé à retourner à Paris, il avoit demandé s'il n'y avait point de crainte qu'il y éprouvât du mal, et que lui maire l'avoit parfaitement rassuré (1). C'est qu'on avait persuadé au Roi qu'après son départ de Paris les ennemis de la Révolution se montreroient avec fierté dans cette ville, qu'il y auroit de violentes insurrections qui le menaçoient, la guerre civile, etc. Le Roy frappé de celte idée craignoit de retourner dans une ville où tout devoit être à feu et à sang ; mais la bonne contenance et l'union de tous les bons citoyens ont intimidé les aristocrates, et ils n'ont osé sortir de leurs retraites.

L'Assemblée Nationale elles corps administratifs ont pris toutes les précautions nécessaires pour maintenir la tranquilité lors de l'arrivée du Roi, et sur toute la route.

Oh apprend par une lettre écrite par la société des Amis de la Constitution de Valenciennes à M. de Lafayette, que Monsieur et son épouse étoient arrivés à Mons; ils avoient pris une autre route que le Roi (2).

Les trois députés commissaires envoyés par l'Assemblée

(i) Sur CCS incidents et sur la lettre de Baudin, officier municipal de Ste-iMenéliould (du 2:2 juin), prést-nléc par une dépulalion de la commune de Paris, voir Arch. Pari. (XXVII, p. 4/|8).

[■>) La lettre de la nmiiici[)alilé cl du club des Jacobins de Valenciennes, dalce du 2'i juiu, est m extenso dans les Arch. Pari. (XXVIF, p. /|/iy).

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