‹ Correspondance inédite avec Gustave d'Eichthal (1828-1842)-Chapitre 14 sur 33 · Le frère cadet de mon père. E. d'E · texte numérisé non relu

Le frère cadet de mon père. E. d'E

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lamer les hommes par leurs propres idées, afin de leur insinuer doucement nos doctrines à la suitedes leurs, etc., etc. Toutcela, je vous le répèle, peut être fort sage pour la propagation d'une doctrine philosophique ; mais pour nous ce n'est pas notre affaire. Sans négliger les précautions, que nous commandent en chaque occasion le tact et les convenances, l'idée que nous avons de la sainteté, de la grandeur, de Tinfaillibilité de notre mission nous oblige à aller plus droit au but. — Nous venons dire aux hommes, ce que leur ont dit tous ceux qui leur ont fait faire un pas dans la voie du progrès, ce que leur ont dit tous les législateurs païens, mais surtout les législateurs éminemment providentiels, Moïse, Jésus-Christ ; nous leur disons « Aimez- vous les UNS LES AUTRES, CUV cest là toute la loi et les prophètes ». Et ces mots dans notre bouche, ne veulent plus dire seulement comme autrefois, AIMEZ votre famille, aimez votre cité, aimez voire patrie, aimez votre église ; ils veulent dire aimez l'humanité tout entière et réalisez votre amour. Accomplissez ce que Moïse a promis, ce que Jésus-Christ ^, préparé. Commencez avec nous I'association universelle, qui doit un jour couvrir la face entière du globe ; organisez-vous pour les

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travaux de la paix. Qu'une corporation religieuse, s'alliant à une corporation scientifique, et à une corporation industrielle, fasse mouvoir Tune et l'autre dans le but d'améliorer chaque jour les sentiments des hommes par les progrès de la Science, et ceux de V Industrie ; que 1' et l'Etat deviennent identiques ; que tout soit bienAa l'Eglise; que toute propriété pj Hère ne soit qu'un bénéfice; que la f devienne l'égale de l'homme ; que chacu récompensé selon ses œuvres. Pour annon pareilles choses, mon cher Mill, de longs d ne sont pas nécessaires; on fait, comme le disait à ses apôtres: on va prêcher sur It ce que l'on vous a dit à r oreille ; on sent q doctrines d^amour, dont on est l'apôtre, donnent un tel ascendant sur ceux qui écoulent, qu'on ne craint pas de leur fair en face tout le néant de leur existence acl on ne craint pas que le sentiment de leur d pour me servir de vos expressions, s'alli eux avec V adoption d'une vérité; car on a sance de leur faire chérir leur défaite mêr c'est quand ils viennent nous la raconter av larmes de joie, que nous connaissons quïl véritablement convertis.

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D'ailleurs le succès justifie notre Foi, par delà môme tout ce que nous avions espéré. Depuis cette réunion, où notre ancien Père, Rodrigncs, remit la direction de Técole entre les mains de de nos Pères actuels, Bazard et Enfantin, réunion dont les religieux transports, lorsque vous en lûtes le récit, excitèrent sans doute votre surprise, et peut-être même votre dérision; depuis trois mois enfin, nos progrès ont été immenses: notre société est aujourd'hui complètement constituée ; c'est une association matérielle, non plus seulement spirituelle. Pour ne rien exagérer, je porte à cent le nombre des personnes qui en font partie, et à un nombre infiniment plus considérable, ceux qui sont en voie d'y entrer. A Sorrêze, à Castres, à Montpellier, à Toulouse, à Metz, nous avons des succursales organisées; toutes les carrières qui sont alimentées par l'école Polytechnique, les corps de l'artillerie, du génie, des ponts et chaussées, des mines, nous ont fourni des fidèles; l'école Polytechnique est évidemment une institution placée providentiellement pour la propagation de la Doctrine ; elle a servi à développer Saint-Simon, qui en fréquentait les professeurs ; elle nous a donné notre Père Enfantin, et un très grand nombre de nos frères ; maintenant que la doc-

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trine a commencé à pénétrer parmi les élèves, cette école va devenir pour nous une pépinière inépuisable d'hommes à grande capacité. Les écoles de médecine, de droit, des beauxarts, soit à Paris soit dans les provinces, sont aussi envahies par nous. iVprès avoir constitué la hiérarchie des hommes, bientôt nous pourrons constituer celle des femmes. Tant que nous avons été exclusivement occupés à faire et discuter notre dogme, nous n'avons pas pu les appeler à des travaux auxquels leur éducation passée les rendait impropres. Mais aujourd'hui qu'il s'agit de prêcher et de 'pratiquer y leur tour est venu ; leur rôle va commencer. — Quelquesunes de celles qui depuis longtemps déjà sont à Saint-Simon, justifient dignement par leurs travaux la foi que nous avons en leur sexe. — Telle est notre position : vous cependant, mon cher Mill, vous avez des inquiétudes sur notre compte , vous craignez que nous ne soyons accablés sous les sarcasmes des salons de Paris. Débarrassez-vous de cette inquiétude: les salons de Paris ne sont pas des ennemis bien redoutables; ni surtout des juges très compétents dans notre cause ! Est-ce donc là le tribunal auquel vous prétendez nous citer? Ne savez-vous pas

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que rien ne paraît si ridicule aux yeux de ceux liment rien, que la manière d'être nés de ceux qui sont pleins d'amour?

\k une raison de ne pas s'aimer, de se mer, par égard pour des gens comme il IX tourments de l'égoïsme qui les dévore?

ssurez-vous ! On ne se raille pas de nous que vous le voulez bien croire. Le Pro- ', en prêchant la baisse de l'intérêt, [isidération sociale des oisifs, la préémiie l'Industrie, a excité plus de sarcasmes, rganisateur avec ses formes mystiques. — xi se moquer de nous, lorsqu'on ne rien de notre doctrine; on se sent

de respect lorsqu'on en connaît quelque

— Les écrivains des journaux catholiont entrés en rapport avec nous, ils udient avec curiosité, avec étonnement:

ifient insensiblement leurs idées par les

le chef du Globe, Dubois, a eu plusieurs nces avec notre Père Enfantin, et promet nir. Quelques-uns de ses collègues, vont

sont à nous. Déjà ce n'est plus nous qui chercher les hommes ; ce sont eux qui mt à nous, i si nos progrès continuent dans la même

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proportion que depuis trois mois, si chaque nouveau venu, doit continuer à en amener plusieurs autres à sa suite, vous vei j'aurai été beaucoup trop timide, écrivant, comme je le faisais, au Novembre: que dans trois ou quatre l'Ecole de Saint-Simon serait à la tête vement organique de l'Europe ; car cela sera peut-être avant un an. Au fait elle s déjà ; mais je veux' dire qu'elle sera évidence.

Vous voyez, mon cher Mill, que pour i an moins, nous n'avons pas été si mal i que notre tentative a quelque chance d( Ces chances sont-elles les mêmes en An{ Malgré vos assertions contraires, je per croire. Saint-Simon a toujours dit que 1 nisation religieuse de Thumanité deva résultat d'une association des capacités élevées de la France et de l'Angleterre raison, et l'Allemagne aussi viendra prendre sa place dans cette sainte trini vous faites une idée tout à fait exagéi certains rapports, et cependant Je pour très imparfaite sous quelques autres, d( tions nécessaires pour aimera comprend.

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tiquer Saint-Simon. Pour cela il suflSt d'une chose, qui se trouve en beaucoup d'hommes. // faut avoir été chrétien, et ne plus l'être. Il faut avoir puisé dans les instructions d'un ministre de Tévangile (à quelque secte qu'il puisse d'ailleurs appartenir) ce besoin d'amour, de fraternité, que la parole chrétienne fait naître dans le cœur des hommes, et auquel aucune des sectes chrétiennes existantes ne donne aujourd'hui satisfaction. Le nombre est grand en Angleterre de ces hommes, dont la sensibilité cherche une pâture qui leur est refusée. Pouvez-vous considérer comme une sifniple aberration d'esprit rcmpresscment de cette multitude qui cherche dans des transformations du christianisme sans cosse renouvelées, un aliment aux besoins moraux qu'a suscités en eux le christianisme? Ce serait de votre part une étrange méprise, mon cher Mill, car, je ne crains pas de vous le dire, ces hommes à certaifis égards, s'occupent de questions plus générales que vous-même ne le faites. Quand ils demandent que le règne de Dieu arrive .Ç2/r la terre comme au ciel, que veulent-ils, sinon l'établissement d'un ordre de choses dans lequel tous les hommes vivront en paix, et où chacun sera récompensé selon ses œuvres?

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Ces hommes à quelques égards, sont, plus raisonnables que vous ; car ils ne font pas abstraction des rapports qui lient leur existence avec celle de V Infini ; tandis que vous, vous ne tenez aucun compte de cette notion mystérieuse, qui a toujours élé si puissante sur l'humanité ; et ces hommes proclament qu'ils ont foi en la bonté de TiNFiNi pour eux-mêmes, tandis que vous à votre insu, vous avez la même foi, mais vous ne vous en rendez pas compte; oui, vous qui avez FOI aux progrès de l'humanité, qui prétendez qu'elle est appelée à se perfectionner indéfiniment sous le triple rapport moral, scientifique et industriel, vous ne vous apercevez pas que cette FOI implique de votre part, la foi en une volonté bienveillante de I'infini pour l'humanité ; je dis une volonté, car il n'y a en effet qu'une volonté vivante, qui puisse être la raison de quelque chose ; le mot de force des choses, de nécessité naturelle, etc., par lesquelles vous prétendez peut-être justifier votre espérance ne sont que des mots vides de sens, de pures abstractions, tout à fait inconcevables si elles ne représentent pas une volonté, un principe d'action analogue à celui que nous connaissons en nous-mêmes.

Aussi voyez quelle supériorité à certains égards

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ces hommes ont sur vous. Ils ne sont pas comme vous timides et circonspects pour annoncer leurs croyances. La foi leur donne un courage, une hardiesse que vous n'avez pas ; ils s'assemblent, s'associent, deviennent solidaires les uns des autres, se livrent à la face du monde, aux devoirs que leur religion leur impose, etne tombent pas dans cette singulière contradiction, de repousser loin d'eux comme une flétrissure rimputation de prosélytisme, au moment môme où ils proclament l'excellence de leurs doctrines.

Vous savez bien, mon cher Mill, que je ne suis pas plus approbateur que vous, de tous vos dissenters, unitairiens,trinitairiens, méthodistes, indépendants, etc., etc. Ce sont des hommes que leurs sympathies religieuses égarent, parce qu'elles sont mal dirigées. Mais enfin j'ai voulu vous faire sentir qu'il fallait tenir compte de ces sympathies. On croit généralement aujourd'hui que c'est par la science qu'on mène les hommes ; et la lecture du système de Politique positive, a pu vous confirmer dans cette croyance. Rien n'est moins vrai cependant: c'est parle sentiment seul, c'est par une XoïA'amoKr, commeje vousle disais au commencement de cette lettre, que les hommes ont toujours été conduits ; le sentiment

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seul indique et fait aimer le but ; la science ne fait que régulariser les moyens de l'atteindre. La fameuse démonstration de Comte pour prouver que rimportance des idées religieuses a toujours été en diminuant, montre seulement qu'elle a diminué, en tant que lien dans les sciences. Et en effet, les phénomènes ayant été de plus en plus enchaînés les uns aux autres, Tintervention de la divinité pour expliquer les phénomènes isolés, a été de moins en moins nécessaire. La prétendue démonstration de Comte, revient donc en définitive à l'énoncé de ce fait que la science s'est produite. Mais la question qu'il eût fallu examiner, était celle de savoir si l'importance de la religion avait diminué pour le savant; ou plus généralement pour la société. S'il avait observé l'empire des idées religieuses chrétiennes sur un Kepler ou un Newton, et l'influence même que ces idées ont exercée sur les découvertes de ces grands philosophes, alors au lieu de proclamer la décroissance du sentiment religieux depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, force lui eût bien été de reconnaître au contraire sa croissance.

Comprenez donc mieux le monde qui vous entoure, et rendez plus de justice à nos efforts. Vous qui vivez dans un pays où Johanna Southcot

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a trouvé des croyants jusque parmi les honorables Ladies and Gentlemen^ vous pouvez être un peu dégoûté, je le sais, du sentiment religieux ; maissousun autre rapport, vouspouvez mieux que personne en apprécier l'importance... Vos compatriotes se Consument dans une stérile et dangereuse ardeur. Eli bien qu'une voix s'élève au milieu d'eux, qui leur révèle le but vers lequel elle doit se diriger, pour devenir féconde et bienfaisante ; but immense, but saint, qui doit les mettre en communauté avec l'humanité tout entière, qui doit les conduire à l'accomplissement des destinées que l'humanité poursuit depuis tant de siècles. Dans un pays, où le fait de la Conquête, en imposant un joug tyrannique à la population, a hâté la naissance, et pour ainsi dire acclimaté les formes de l'époque antique ; dans un pays où les sympathies sociales sont arrivées à leur minimum, où l'on n'aime, ne révère aucune autorité, où le chef de l'état est l'objet des brocards populaires, l'église un objet de mépris, l'aristocratie un objet de jalousie, le peuple un objet de pitié et d'aumône ; où l'honnêteté gémit froissée entre les sophismes parlementaires et les gros mots du radicalisme ; dans un pays où Tesprit de concurrence, après avoir

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favorisé rimpulsion prodigieuse donnée à l'industrie, devient une source de souffrances sans cesse renouvelées, et plonge à la fois dans le désespoir et les chefs d'ateliers, et les classes ouvrières ; où les affections de famille sont aussi exclusives que possible, et où chacun s'enferme dans sa maison comme dans un fort ; où la femme est réduite à l'état d'un animal domestique; — dans un tel pays qu'un homme de Dieu s'élève ; au milieu de ces hommes désespérés, confondus et inquiets, qu'il prononce les mots d'AMOUR, d'oRDRE, de SÉCURITÉ ; qu'il leur révèle l'énigme de leur destinée devenue depuis longtemps insoluble pour eux ; qu'il leur montre la religion réconciliée avec la politique ; le bonheur promis à l'homme non seulement dans le ciel, mais sur la terre; toutes^ les forces i^eligieiises, scientifiquesj industrielles, tournées vers Taccomplissément d'un but universel, c'est-à-dire vers Vamélioration la plus prompte et la plus rapide possible du sort de la classe la plus pauvre; qu'il leur montre toutes les nations devenues sœurs, parce qu'elles seront toutes filles d'une môme église à la fois temporelle et spirituelle ; l'affranchissement des femmes, le règne de la capacité ; que son âme s'exalte au pressentiment de l'avenir qu'un

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pareil ordre de choses promet à rhumanité ; qu'il annonce à l'Angleterre le nom de Saint- Simon ; et qu'un concert de bénédictions, de tous les coins de l'Angleterre, réponde à sa parole... Voilà le rôle où Saint-Simon vous appelle, mon cher Mill, j'espère que vous ne le refuserez pas. — Si la foi, autour de vous, donne tant de courage pour faire du méthodisme, ne vous en donnera-t-elle pas pour remplir une sublime mission ? Réfléchissez à ma lettre ; descendez en vous-même ; je suis sûr que vous trouverez que j'ai raison.

Vous me disiez dans votre dernière lettre qu'à votre avis, nous avions le tort de commencer par où il faudrait finir ; qu'il fallait éclairer l'humanité pour la rendre Saint-Simoniste, et non pas la rendre Saint-Simoniste pour l'éclairer ; puis vous me parliez des états transitoires par lesquels l'humanité devait nécessairement passer, avant d'arriver à l'organisation SaintSimonienne, etc. J'ai déjà répondu à la première observation en vous faisant remarquer tout à l'heure, que dans les conditions nécessaires pour embrasser la foi Saint-Simonienne, vous donniez beaucoup trop d'importance à l'instruction ; tandis que vous méconnaissiez celle del'AMOUR.Quantàla seconde.

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je VOUS dirai que tout, il est vrai, arrive nécessairement, mais à la condition que nous voudrons le faire arriver. Sans doute les peuples devront passer nécessairement par plusieurs degrés intermédiaires avant d'arriver au Saint- Simonisme définitif ; mais c'est à la condition que nous les déterminerons à s'acheminer vers le but : à part notre intervention, loin que la société dût nécessairement passer par ces états intermédiaires, elle rétrograderait vers la barbarie. Dans Tétat actuel de la société, rien de grand ne peut ^Q faire que par now.<?;mais aussi il faut dire que tout est disposé autour de nous pour que nous devions faire de grandes choses.

Mon cher Mill, depuis que j'ai reçu votre lettre un grand événement s'est passé pour moi; J'ai été appelé par mes Pères au Collège de la doctrine. Je prends aujourd'hui, sous eux, part à sa direction. J'étais digne de la distinction qu'ils m'ont accordée ; depuis que je l'ai obtenue, je m'en sens plus digne encore. Ma foi, mon zèle ont redoublé, vous avez pu le reconnaître au langage que je vous ai parlé aujourd'hui. Puissé-je faire passer en vous ce que je sens en moi...

Gustave d'EicHTHAL.

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Vie LETTRE

India-House, janvier 1831.

Mon cher Gustave,

... M. Grole et moi nous avons beaucoup causé ce soir du Saiht-Simonisme. Il a une connaissance suffisamment exacte des traits généraux de la doctrine, et je crois que vous ne perdriez pas votre temps en en causant avec lui.

Vous m'obligerez en vous chargeant de mes meilleurs témoignages de gratitudes pour le Père Enfantin, s'il a gardé quelque souvenir de moi, pour le grand plaisir et le grand profit que j'ai retiré et que je continue à retirer de ses paroles et de ses actes.

Votre sincèrement,

J. S. MiLL.

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Vile LETTRE

1" mars 1831

Mon cher Gustave,

...Vos deux amis, M. Janski et M.

n'ont pas mieux roussi à me couvert Siraonisme que vous et Duveyrier ; i êtes suffisamment catholique, dans le nalle et vrai du mot, pour vous r progrès qui n'amène pas cependant d dans votre giron, je crois que vous plaisir deux ou trois articles de moi ( miner, intitulés : « TEsprit du temps phe a Tobligeance de vous apporter.

On commence à parler de votre ( elle soulève ici quelque curiosité. J*a à la faire connaître de quelques pei leur demande : en somme, bien que pas Saint-Simonien, ni probablemeni de le devenir, je tiens bureau de Saint chez moi\

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