‹ Correspondance inédite avec Gustave d'Eichthal (1828-1842)-Chapitre 22 sur 33 · En français dans le texte · texte numérisé non relu

En français dans le texte

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11 est vraiment temps que je vous revoie et que nous causions de nouveau, et aussi avec mon cher et estimé ami Adolphe. Nous avons, vous et moi, beaucoup changé depuis que nous ne nous sommes vus; quant à Adolphe, il esrt, je crois, resté ce qu'il était. Vous avez probablement appris, comme moi, par l'expérience, ce que signifie « croître en sérieux et en sagesse » à mesure que Tâge vient, sans être pour cela malheureux, et en étant au contraire plus heureux. Vous avez senti, comme je Tai fait, que la voie qu'on poursuit change à mesure qu'on acquiert de l'expérience, mais change en s* élargissant, et reste par conséquent dans la même direction, bien qu'on y marche plus lentement, comme pour essayer d'atteindre plus de points à la fois. Il y aurait tant de choses à dire sur ce point, que je m'arrête.

Ecrivez-moi bientôt, je vous prie, et dites-moi entre autres choses, si vous croyez que Guizot durera, et ce que vous pensez de lui actuellement: quant à moi, je l'estime et le vénère (ce n'est pas dire grand chose) plus que tous les hommes d'Etat vivants — bien que je diffère de ses idées sur plusieurs points.

Votre toujours affectionné

J. S. MlLL.

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