‹ Correspondance inédite de BuffonChapitre 106 sur 133 · CCCXXXIV · texte numérisé non relu

CCCXXXIV

Note 1, p. 192. — Georges-Louis Daubenton venait de mourir, âgé seulement de quarante-six ans. L’inquiétude que lui donnait le mauvais état de ses affaires avait hâté sa fin. L’exploitation malheureuse de ses pépinières avait englouti sa fortune, et sa veuve restait sans ressources, avec une fille dont l'éducation n’était pas achevée. Buffon, après avoir facilité l’arrangement des affaires de Daubenton, lit obtenir une recetfo à sa veuve, et assura ainsi son avenir et celui de son enfant.

Note 2, p. 192. — 11 ne peut être ici question que de Louis- Jean-Marie Daubenton. Guencau de Montbeillard, oncle maternel de Mme Daubenton , subissait déjà les atteintes du mal dont il devait mourir quelques mois plus tard; il était dès lors incapable de se charger des soins difQciles d’une curatelle.

ET ÉCLAIRCISSEMENTS

Note 3, p. 192. — Mme Daubenton , qui n’avait pas voulu quitter Gueneau de Montbeillard, auquel elle donnait ses soins, écrivait à M. Adam, notaire à Montbard, qui avait consenti à devenir le curateur de sa bile :

« Le triste état de mon oncle avec lequel je suis seule ici, monsieur, ne me permet pas de le quitter dans ce moment-ci ; Je vous prie donc de vouloir bien faire pour moi comme si j'étais présente à l’assemblée, et je ratiberai tout ce que vous aurez fait; votre qualité de curateur vous donne celle de protecteur et de père de mon enfant, et je suis si persuadée de vos bonnes intentions pour elle, que je m’en rapporte à vous.... Je dois vons remercier, non-seulement des grandes peines que vous donne cette détestable affaire, mais encore des petits soins que vous avez la bonté de donner aux objets de plaisir de votre pupille. Mme Nadault m’a écrit que vous avez la bonté de vous charger de faire soigner ses oiseaux et son petit chien. C’est étendre la complaisance bien loin; je vous remercie, monsieur, et vous assure des sentiments d’estime et de reconnaissance avec lesquels j’ai l’honneur d’élre votre très-humble et très-obéissante servante.

€ Boochsron-Daubento.x. »

M. Adam, qui, à la prière de Buffon, avait accepté la mission dirbeile de liquidateur d’une fortune gravement compromise dans des spéculations hasardeuses, se montra digne de la confiance de la famille qui l’avait choisi. J’ai sous les yeux la correspondance qu’il entretint alors avec le Jardin du Roi, rendant au docteur Daubenton, qui avait absolument refusé d'accepter la curatelle, un compte exact de la manière dont il administrait les intérêts qui lui étaient conbés. Parmi ces lettres j’en choisirai une; elle fera voir en même temps et le zèle avec lequel M. Adam s’occupa des affaires de sa jeune pupille, et la situation malheureuse dans laquelle se trouvait Mme Daubenton, depuis la mort do son mari.

X Montbard, te 5 mars 1788.

< Monsieur le docteur,

« J’ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour défendre les intérêts de Mlle Daubenton, ou, pour mieux dire, pour ménager ceux des créanciers de M. son père; aujourd’hui un autre soin m’occupe essentiellement, c’est le retrait du domaine de Mlle Amyot, à quoi pense Mme Daubenton, et nous n’avons plus qu’un mois pour l’exercer : pour y parvenir, elle a chargé un de MM. ses frères de vendre son domaine de Beaune, et c’est le 9 de ce mois que s’en doit faire la vente ; je serai instruit du produit, et de'ce qu’il faudra encore que madame y ajoute;

NOTES

et pourvu encore qu’elle puisse trouver à faire l’emprunt de ce qui lui manquera. Ma grande inquiétude était do savoir comment elle vivrait pendant la durée de l’usufruit de Mlle Amyot, que l'on peut porter à dix ans au moins; mais d'après les lettres de MM. ses frères, de Mme de Montbeillard et de M. son frère, et les offres de ces bons parents, do payer chacun pour Mme Daubenton les intérêts de mille écus, je suis plus tranquille sur sa situation future. Mme Guaneau espère pouvoir prêter mille écus. Je no suis donc plus inquiet que de savoir si elle pourra se procurer toute la somme dont elle aura besoin pour l’exercice du retrait. Si donc Mme Daubenton peut se passer des revenus des fonds qu’elle va placer dans ce domaine, pendant la vie de Mlle .\myot, je crois qu’elle fait une bonue affaire pour Mlle sa 011e. C’est CO que je lui ai répété dans toutes les lettres que j’ai eu l'honneur do lui écrire : * Avez-vous de quoi vivre pendant ce temps? » Pourrait-on mettre assez de zèle pour un enfant aussi intéressant que celui dont les intérêts m'ont été confiés? Mais ce que j’en fais ne mérite aucune reconnaissance, je n'ai fait que ce que tout autre eût fait à ma place, et sûrement mieux que moi. C’était le devoir de ma charge; puissé-je l'avoir bien rempli ! »

Les lettres de ,M. Daubenton à .M. Adam parlent peu de sa reconnaissance; il semble médiocrement touché des soins intelligents et dévoués qu’un étranger donne avec désintéressement aux afl'airos de sa nièce; mais en revanche il entretient longuement M. Adam de ses affaires, surtout de sa bergerie et de ses moutons.

J’en citerai une à laquelle ressemblent toutes les autres :

<■ Paris, le 12 octobre 1785.

t Je vous suis bien obligé , monsieur, de l’avis que vous avez bien voulu me donner au sujet de la vente qui se fera le 17 de ce mois. Je vous prie de dire à M. Guérard que je serais bien aise d'avqir, pour promener mes agneaux, quatre journeaux qui sont sur la montagne de Courcelotte, et qui tiennent à quatre autres journeaux que j’ai sur la même montagne, au-dessus de l’enclos de feu mon neveu. Je sens bien que la curatelle dont vous êtes chargé, vous coûte de la peine et du temps ; j’en suis bien reconnaissant. J’ai l’honneur d’être avec un sincère attachement , monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

c Daubenton. »

Le 28 novembre 1785, Gueneau de Montbeillard mourut, et Mme Daubenton, qui n’avait pas quitté son oncle et qui partageait avec Mme

de Montbeillard les tristes soins qu'exigeait sa maladie, lui ferma les yeux. Son oncle mort , elle se trouva de nouveau sans asile ; mais le docteur Daubenlon l’appela près de lui, et elle quitta Semurpour aller se Gxer au Jardin du Roi.

M. Adam continua de s’occuper de ses affaires , soit à Montbard , soit à Semur, où il exerça par la suite ses fonctions de notaire.

Detzy Daubenton , à qui sa mère avait fait partager sa reconnaissance, écrivait en 1788 à son curateur, une lettre qui m’a paru digne d’étre conservée. On n'oubliera pas qu'elle est écrite par une enfant de treize ans.

«A Paris, le 31 décembre 1*88.

« Maman me lit toutes vos lettres, monsieur, et je vois avec bien de la reconnaissance l’intérêt que vous voulez bien prendre a nous; cet intérêt, qui m’inspire un véritable attachement, me prouve ce que maman me dit bien souvent, qu'on n'a pas tout perdu tant qu'il nous reste des amis. Vous vous donnez bien de la peine pour moi, et je ne puis rien faire pour vous. Je vous dois peut-être plus que vous ne pensez, car sans vos bons soins qui tranquillisent maman, je ne sais si elle aurait résisté à tous ses troubles. Nous avions espéré vous voir cet hiver; cela m'aurait fait bien plaisir, mais j'cspèro m'en dédommager cet été. Nous irons passer une partie du temps avec ma tante Amyot, et l'autre avec ma tante Uueneau, qui nous y invite avec bien de l'amitié.

f .4prés avoir passé toute l'année dans la dissipation qui m’amusait, mais qui me fatiguait, je suis presque étonnée de me voir plu# heureuse dans notre jolie solitude, et j’entends bien du bruit sans en faire; je cours à la fenêtre pour voir passer les traîneaux qui m’amusent beaucoup. J'aimerais bien aller dedans, mais je me console en pensant que les beaux messieurs qni sont si aises de courir là dedans, ont plus froid que moi. Voilà comme je me console de tous nos chagrins. Hier j’ai brûlé mon bonnet, et je me suis trouvée bien heureuse de ce que ce n’était pas mes cheveux, et de ce qu'il m’est resté de quoi faire une paire de manchettes.

< J'aurais eu bien du plaisir, monsieur, à vous aller souhaiter la bonne année; mais il faut que je m’en console encore, en pensant que ce n'est qu'un plaisir remis et que ma lettre, en attendant, vous portera mes vœux et les assurances du respect et de rattachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très-humble et trèsobéissante servante.

I Betzy Daubenton. »

« Maman vous fait bien des amitiés; elle ne vous écrira pas cette

NOTES

fois-ci, parce que j’ai voulu avoir ce plaisir loute seule. Si vous voyez mon ancienne amie Sophie Natiaull, ililes-lui, je vous prie, de ma part, que je l’aime toujours bien, et que, quoique j’aie bien des amies ici, je ne l’oublie pas, et que je pense souvent à elle.

c Comment se porte mon itelit ami votre chien? se souvient- il de moi?^/. Azotin, je l'ai bien mené promener! Il fallait lui laisser sa lobe jxir ce grand froid, pauvre petit 1

f C'est bien le moins que je fasse vos commissions au Jardin du Roi; on s’y porto bien; je suis sûre d’y faire toujours plaisir quand j’y parle do vous; on vous rend toutes vos amitiés. »

Grâce aux soins de M. Adam, les dettes de Daubenton furent liquidées, et Mme Daubenton put entrevoir pour sa fille un avenir moins incertain.

En 1789, Bctzy Daubenton hérita d’une petite fortune que lui laissait Mlle Amyot, sa parente Le 8 juillet 1810, Marguerite Daubenton, sa tante, veuve du collaborateur de BulTon, disposait d’une partie de son bien en sa faveur ;

« Je donne et lègue à Mme de Bulîon ma vaisselle plate en argent.... A l’égard du surplus de mes biens, je le donne et lègue savoir : Pour un cinquième à Mme de Bulfon, déjà nommée; pour un pareil cinquième à Mlles Pion, également déjà nommées; pour un autre cinquième à M. Adam, notaire à Semur; et enfin pour les deux cinquièmes restants, aux descendants de M. Daubenton, chirurgien à Monlbard. »

Note 4, p. 192. — Dans une généalogie de la famille Daubenton, dressée par les soins de Georges-Louis Daubenton , se trouve l’article suivant, consacré à M. Daubenton, chirurgien :

c Jacques Daubenton, fils do Pierre et de Françoise Guérard, est maître en chirurgie à Montbard, et a épousé Edmée Grand, fille de Charles Grand, bourgeois de Montbaixl; ils ont deux enfants qui sont ;

1® Cyr Daubenton, né le 13 septembre 1755;

2® Élisabeth Daubenton, née le 21 octobre 1754. »

Note 5, p. 192. — Louis-Joseph de Bourbon, né à Paris, le 9 août 1736, mort le 13 mai 1818, fut le chef de l’armée de Condé.

Note 6, p. 1S2. -7 Le marquis d’Araezaga, gentilhomme espagnol, major d'un régiment français et promu le 10 février 1759 au grade de maréchal de camp, avait épousé en secondes noces la mère de M. Amciot, d'abord intendant en Bourgogne et ensuite ministre de

ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 517

Paris. Au mois de mars 1783, Mme d’Amezaga mourut, et le prince de Condé, bien que H. d'Amezaga ne lui fût attaché par aucune cliarge, lui écrivit qu’il comptait que, libre désormais, il pourrait se rapprocher de lui en venant habiter dans son palais, et qu’en conséquence il lui faisait meubler un appartement. L’attachement du prince pour ce yigneur étranger était extrême. M. d’Amezaga, du reste, était homme d’esprit et fin observateur; Buffon, qui cite souvent son témoignage dans l’Histoire naturelle, surtout en matière de chas.se, dit de lui qu’il joignait à beaucoup de connaissances une grande expérience de la chasse. Chantilly possédait, parmi un grand nombre de raretés, un cabinet d’histoire naturelle d'une grande richesse. Par l’entremise du marquis d'Amezaga, Butfon était exactement tenu au courant de ses acquisitions nouvelles; il obtint souvent, parle crédit du marquis sur l’esprit du prince, soit des échanges, soit des dons utiles au Cabinet du Roi.

Note?, p. 192. — Charles-Alexandre de Galonné, né le 20 janvier 1734, mort le 29 octobre 1802, fut nommé contrôleur général des finances à la place do M. d’Ormesson, le 3 novembre 1783. Les Étals généraux, convoqués par lui en 1787, attaquèrent son système et causèrent sa disgrâce. Il quitta le ministère pour l’exil en 1789, et eut la douleur do voir Necker, dont il avait violemment critiqué les opérations financières , lui succéder.

Note 1, p. 193. — Durant l’année 1785, Buffon, chez qui la maladie dont il était depuis longtemps atteint faisait chaque jour des progrès rapides, eut à endurer de cruelles souffrances. Au mois d’octobre, il rendit avec de pénibles efforts quelques graviers. De ces crises, qui devenaient plus fréquentes et plus douloureuses, il était le seul à ne point s’inquiéter. Le 24 màrs, Mlle Blesseau adressait à Mme Necker une lettre détaillée sur l’état de son maître. Cette lettre, qui nous a été conservée, montre à quel point le mal s’était aggravé. Elle montre en même temps avec quel touchant intérêt Mme Necker s’inquiétait de la santé de son illustre ami.

«Au Jardin du Roi, le 24 mars 1783.

I Madame,

I II me faudrait une petite portion de votre très-grand esprit pour pouvoir vous répondre d’une manière convenable, M. de Buffon a lu

NOTES

plusieurs fois la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'ëcrire, et dirait toujours qu’il l'admirait davantage. J'ai pleuré moi-mème de votre extrême boute pour moi, et Je vais vous faire, madame, le détail de sa situation et de sa santé, qui se soutient toujours bonne; il a même repris de l’embonpoint; il continue toujours son savon tous les matins; il boit une lasse de boisson bien chaude par*dessus pour (aire fondre le savon, qui est, les deux tiers d’eau de riz et le tiers de lait, et cela le soir avant que de se coucher, et le matin on se levant pour faire fondre le savon qu’il prend le matin, car il resterait trop longtemps sur son estomac. M. de Butfon a passé l’Iiivor aussi bien qu'il était possible do le désirer; il n’a eu nulle incommodité, pas même du rhume; il ne rend plus de gravier, mais il y a toujours dans le fond de l’urine la poudre des graviers ; cela prouve que le savon les dissout; je crois être persuadée que, s'il l'interrompait, les maudits graviers se reformeraient comme auparavant. Je vous prie, madame, d'être tranquille sur la santé de M. de Butfon, qui est bien meilleure que quand vous l’avez quitté; il en reçoit même des compliments de ses amis. Cependant il ne sort point de son cabinet; il ne peut pas aller en voiture qu’il n’en soit incommodé; il fait trop froid pour se promener au jardin. 11 est donc forcé de re.-iter et d’employer la plus grande partie de son temps avec ses procureurs et scs avocats, et, heureusement pour le temps qu’il avait perdu, il vient d'en avoir un peu de satisfaction ; car M. de Bulîon a gagné un procès au Chêteict et deux au Parlement; mais cela n’est pas encore fini. Les deux derniers lais.sent des queues pour après Pâques; il croit cependant retourner à sa campagne dans le mois de mai, où il espère, madame, avoir l’honneur et le plaisir de vous recevoir. Il vous remercie beaucoup au sujet du remède dont vous avez la bonté d’envoyer le détail ; mais se trouvant bien de son régime et de son savon, il n’y changera rien. 11 me parle tous les jours de vous, madame, il en parle à tous ses bons amis; il a eu une vraie joie lorsqu’il a vu dans votre lettre que votre santé allait mieux. Il a dit que jamais votre âme ne s’était mieux portée qu’en dictant cette lettre, et que cela lui donnait toute espérance pour le rétablissement du corps; sans cesse on parle du livre de M. Necker, jusque dans nos antichambres. Les uns l’admirent, les autres le bénissent, et j’entends souvent M. de Buffon dire que c’est un ouvrage excellent. Tout le monde lui demande aussi des nouvelles de votre santé, madame, car vous êtes chérie du monde entier. Je suis la plus humble de vos servantes, et je vous chéris plus que je ne pourrais aimer ma mère. Vous avez la bonté de me demander des nouvelles de ma santé; elle est toujours languissante, et je ne puis manger sans être incommodée. Cependant je vais toujours, et je

ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 519

tâche que M. de BufTon ne manque pas de service. J’ai fait lire à Mme de Buffon l’article de votre lettre où vous marquez de l’intérét pour elle; elle m'a chargée de ses respects et de ses remerciments pour vous. C’est une fort aimable jeune femme, et dont M. de Buffon, son papa, est de plus en plus content. Nous avons encore trois degrés de froid aujourd’hui. Il vous conseille, madame, de ne pas quitter encore le séjour do Montpellier.

« J’ai l’honneur d’étre avec le plus profond respect, madame, votre très-humble et très-obéissante servante.

U Blesseaü. i>

Note 2, p. 193. — Jean-Benjamin-François-Ednio Nadault, abbé commendataire de plusieurs abbayes, né à Buffon le 12 juillet 1771, mort en Vendée le k novembre 1793, à l'âge do vingt-deux ans.

CCCXXXAl

Note 1, p. 194. — Dupleix de Bacquencourt était un ami de Buffon, dont il est souvent parlé dans scs lettres. Il avait été intendant de Bourgogne, et depuis 1780 il était conseiller d'État.

Note 2, p. 194. — Buffon avait dans sa terre le droit de haute, basse et moyenne justice-, de plus, les seigneuries de Buffon et de Montbard ayant été érigées en comté , la justice était rendue en son nom dans toutes les terres comprises dans les lettres dérection. Les titres nobiliaires n’étaient pas alors une simple distinction sociale; ils conféraient des droits à celui qui en était revêtu. Or, Buffon, qui aimait en tout l'ordre et la régularité , n’avait pas tort de se plaindre de l’existence do francs fiefs , qui enlevaient leurs possesseurs à sa juridiction , et qui devenaient une entrave pour l’administration de sa seigneurie.

Est-il besoin de rappeler, après les nombreux exemples que nous en a déjà fournis sa correspondance, que Buffon ne se montra jamais vain de ses titres, et qu’il n’exigea jamais avec rigueur le prix de ses redevances féodales? Le constant attachement que lui témoignèrent jusqu’à sa mort les habitants do Montbard et les paysans de ses terres, sufûrait seul pour le jusliffer de cotte accusation souvent répétée.

NOTES

Page 1