OC XIV
AU MÊME
Montbard, le 30 mars 1778.
Je vous envoie , mon très-cher abbé , toutes mes notes sur les hérons, les courlis et ibis, les spatules, le pélican, le cygne, et une petite note sur le martin-pêcheur; et comme ce paquet était assez gros , je vous enverrai une autre fois les oiseaux guerriers , car je crois que ce sont les mêmes que ceux que vous appelez oiseaux combattants. Je joindrai à ce • second envoi les notes sur les cigognes , la demoiselle de Nuniidie, le jabiru, l'oiseau royal; mais je ne conçois pas comment vous avez pu achever les perroquets en aussi peu de temps, et je vous prie d’en bien vérifier les descriptions avant de me les envoyer, car je n’en suis point pressé. Vous me ferez plaisir au contraire de m’envoyer tout de suite l’article des martins-pêcheurs; car, comme ils doivent aller avec les pics, et que j'ai un arrangement à prendre avec M. Gueneau pour les articles qui doivent entrer dans le cinquième volume, il est nécessaire que je sache combien cet article des martins-pêcheurs contiendra de pages, et je vous serai obligé de me l'écrire tout de suite. Vous ne me marquez pas si le préambule des perroquets vous a fait plaisir; il me semble que la métaphysique de la parole y est assez bien jasée'. Au reste, vous me faites trop de reniercîments , et, quoique je sois très-sensible à la reconnaissance que vous avez la bonté de me marquer, je vous prie de croire que je n’avais pas/besoin de nouvelles protestations pour être assuré de volreami-
tié. Je compte aussi sur celle de votre chère maman et de votre charmante sœur, et, comme vous ne parlez, pas de leur départ, j’ai quelque espérance de les retrouver à mon retour, qui cependant ne sera guère que vers le 15 de mai. Faitesleur mes compliments très-humbles , mon cher monsieur, et soyez sûr de tous les sentiments d’estime et d’amitié avec lesquels j’ai l’honneur d’étre votre très-humble et trèsobéissant serviteur.
lJUFFON.
(Publice par François de Neufcliâtea» et |Mir M. Flourens.)