‹ Correspondance inédite de BuffonChapitre 125 sur 133 · III. AO HtlIE · texte numérisé non relu

III. AO HtlIE

Je n’ai pu cesser un instant do me déchirer le cœur depuis la perte horrible que nous avons faite. Vous jugez donc bien, monsieur, que toutes mes pensées errent autour des objets qui furent chers à mon sublime ami. J’envoie savoir do vos nouvelles. M. Necker a été voua chercher hier; pour moi je ne tarderai pas à partir pour la campagne, car il me semble que l’air qui m’environne retentit encore de gémissements. M. de Guibert m’a dit hier que vous seriez remplacé dans l’infanterie comme vous l’avez désiré; je ne puis encore vous dire le régiment. Ah I monsieur, que peuvent être pour vous tous les biens de ce monde, comparés à celui que vous avez perdu? J’espère que vous n’oublierez jamais tous les grands devoirs que votre nom vous

APPENDICES. 623

impose, cl que vous me pardonnerez d'user encore du droit, hélas I que je n'ai plus, d'amie de votre sublime père.

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