‹ Correspondance inédite de BuffonChapitre 16 sur 133 · FRAGMENT DE LETTRE A MADAME NECKER · texte numérisé non relu

FRAGMENT DE LETTRE A MADAME NECKER

Paris, le 15 mars 1779.

Quelle joie, mon adorable amie! Une lettre de votre main dans le temps que je vous croyais trop faible pour écrire! Quel saisissement de plaisir en la lisant! Je la porte de mes lèvres à mon cœur, cette charmante lettre; je lui donne sans nombre ce que votre bonté m’accorde quelquefois. Et ces expressions si touchantes sur ma santé, sur la durée de mes jours, raniment en moi le désir de vivre pour toujours vous aimer....

.... J’irai donc dans quinze jours jouir de tout mon bien en vous voyant*, et vous protestant, ma tendre et très-respectable amie, que toute mon existence est à vous.

(Inédite. — Une copie de ce fragment appartient à M. Boutron, qui a bien voulu noua la communiquer.)

A M. RIGOLEY

Paris, le 8 avril 1779.

Je VOUS suis très-obligé, monsieur, de tous les mouvements que vous avez bien voulu vous donner pour mes affaires à Autun. J’ai écrit à M.Ducheraain' que je le priais de faire ai^ rôter la veuve Moleure’, et il faut espérer que sa détention nous produira quelque remboursement.

Je lui marque aussi d’après votre avis, monsieur, qu’il faut s’arranger avec Dupasquierpour des payements à terme, et je crois que M. de Lauberdière’ sera comme moi forcé de prendre ce parti, quoiqu’il ait bien peu d’espérance d’être jamais payé de ce mauvais débiteur. Je marque à M. Duchemainde m’envoyer un modèle de procuration que je lui renverrai signé, pour qu’il puisse faire cet arrangement. Comme tout cela coûtera des frais, je vous prie instamment, monsieur, de les faire avancer par votre procureur, et je vous en remettrai le montant, ainsi que les six livres que M. 'fomassin a dépensées pour ses frais de visite de la mine de charbon. J’ai enfin la permission de la faire ouvrir, et je ne tarderai pas à y envoyer un ingénieur*. Il est bien à désirer que le charbon de cette mine se trouve abondant et de bonne qualité. On n’a pas trouvé les réponses au mémoire suffisantes à quelques égards; mais l'ingénieur sera chargé des recherches et informations qui restent à faire. J’ai l'honneur d’étreavec le plus véritable attachement, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Le comte de Doffon.

(laédite. — Appartient à Mme Morel.)

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