CCLXXXVI
A L’ABBÉ BEXON.
Uoctbard, vendredi, U juin 1782.
Je suis enchanté d’avoir reçu de bonnes nouvelles de la santé de M. l’abbé Bexon , et je n’ai pas le temps de lui répondre aujourd’hui en détail. Je lui recommande seulement la correction des deux feuilles ci-jointes, qui sont bien brouillassées*.
Il me fera aussi plaisir de m’envoyer le reste de ses extraits sur les sels, auxquels je n’ai pas encore commencé de travailler ; tout mon temps a été employé à donner la dernière main aux articles des métaux et minéraux métalliques.
Buffon.
(Publiée par François de Neufchâteau et par M. Flourcns.)
CGLXXXVII
AU MÊME
Montbard, le 18 juin 1782.
Vous pouvez , monsieur et cher abbé , disposer le sixième volume des oiseaux comme vous le proposez, et je crois en effet que l’ordre ne sera guère interrompu par cette disposition.
A l’égard de la petite caisse qui vous a été remise par M. Houdon', je vous prie de la remettre au sieur Lucas, auquel j’ordonne de la serrer dans mon cabinet en attendant mon retour : car elle peut contenir des choses qu’il faut que j’examine, et, réflexion faite, je vais écrire à Lucas de me l’envoyer ici.
Mon fils n’est pas encore à Pétersbourg, et n’y sera proba-
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blement que le 24 ou 30 de ce mois. Il a passé quelques jours à Gotha, huit jours à Berlin , et le roi de Prusse lui a fait un accueil très-distingué. M. Guillebert peut vous en communiquer le détail.
J’ai commencé la lecture de l’article des pétrels, et j’en suis fort content; cependant vous y trouverez encore un as.sez bon nombre de corrections. Je pense qu’il faut en effet écrire pétrels, et non pas pétérels', d’autant qu’il est dit en deux endroits différents que pétrel vient de Peter (Pierre) , qui se prononce pêlre. Au reste, j’ai rayé l’un de ces deux endroits, qui n’était que l’exacte répétition de l’autre. Panckoucke vient de m’écrire , et ne me parle ni de vous , monsieur, ni de votre ouvrage sur les quadrupèdes’; il m’apprend seulement, en gémissant, qu’il vient d’essuyer une banqueroute de 100 000 francs, et je suis vraiment fâché de n’être pas actuellement dans la possibilité de l’aider; mais les dépenses du Jardin du Roi absorbent non-seulement tous mes fonds, mais me forcent même à emprunter.
Je remercie ma chère et belle Hélène de sa bonté pour mon image’. La sienne est souvent présente à mes yeux. Vous ne me dites rien de Mme votre mère; cela me fait penser qu’elle est en bonne santé. Recevez tous trois les assurances de ma tendre amitié et de mon inviolable attachement.
Buffon.
(Publiée par François de Neufcblteau et par M. Floureus.)