‹ Correspondance inédite de ColléChapitre 93 sur 100 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

GUSMAN, teoi.

Son orgueil, je Tarouey et sa sincërité Étonne mon courage et plait à ma fierté. Allons, ne souffrons pas que cette humeur aitière ^ Coûte plus à dompter que V Amérique entière.

' Allons, ne souffrons pets que cette humeur attiêre Coiite plus à dompter que t Amérique entière*

Quoique cette idée paraisse hyperboliquement rendue, elle tient au caractère et au génie fiutueux de la langue espagnole. Je ne pense pas qu'on doive la blâmer. Les rodomontades de ce pays sont connues, et il faut, comme on sait, faire parler à chacun sa langue.

Corneille, comme on sait encore, ne manqua jamais à ce principe de poétique. On trouve de ces fanfisuonnades jadicieuses dans le Cid et> dans Don Sanche dt Aragon, Les Romains, chez ce premier des poètes, ont une langue différente, suivant les différents temps où il prend les Romains.

Ici je défends M. de Voltaire. M'est-il permis de faire remarquer ma sincérité et ma bonne foi? J'oserai dire plus : c'est que je n'y mets point d'efïbrt.

La grossière nature, en formant ses appas,

Lui laisse un cœur sauvage et fait pour ces climats.

Le devoir fléchira son courage rebelle.

Ici, tout m'est soumis; il ne reste plus qu'elle.

Que l'hymen en triomphe, et qu*on ne dise plus

Qu'un vainqueur et qu'un maître essuya des refus.

A36 TRAGÉDIES DE TOLTÂIRE

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