‹ Correspondance inédite de ColléChapitre 96 sur 100 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ÀLZIRE, ËMIRE, CËPHANE.

CÉPHANE.

Madame, un des captifs qui dans cette journée N'ont dû leur liberté qu*à ce grand hyménée, À vos pieds, en secret, demande à se jeter.

ALZIRE

Âh ! qu'avec assurance il peut se présenter !

Sur lui, sur ses amis, mon âme est attendrie.

Ils sont chers à mes yeux : j'aime en eux la patrie.

Mais, quoi ! faut-il qu'un seul demande à me parler?

** AIzire ne semble pas, dans cette scène troisième, avoir entendu un mot de ce qui lui a été dît dans la précédente. Elle paraît être de la plus belle indifférence sur la destruction de sa nation. Du moins eût-elle dû dire : u Que ce captif entre » sur-le-champ; je Tinterro^rai sur la nouvelle effrayante » qu^Émire vient de m'annoncer, et je volerai an secours ne n mes compatriotes aussitôt que ce captif m'aura éclairée snr 9 les danjfers qui les menacent, etc. »

GÉPHANE.

Il aquelques secrets qu'il veut vous révéler. C'est ce même guerrier, dont la main tutélaire De Gusman, votre époux, sauva, dit-on, le père.

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