COUPLETS
SUR LA CONQUÊTE DU PORT-MAHON i.
Ces braves insulaires ' Qui sont, qui font sur mer les corsaires,
Ailleurs ne tiennent guères.
Le Port-Mahon est pris, Il est pris, il est pris, il est pris, il est pris.
Ils en sont tous surpris.
Il est pris, il est pris.
Ces forbans d'Angleterre, Ces fous , ces fous , ces foudres de guerre ,
Sur mer comme sur terre ,
Dès qu'ils sont combattus, Sont battus, sont battus, sont battus, sont battus.
Anglais, vos railleries, Ces traits, ces mots, ces plaisanteries
* Mahon cm Port-Mahon , est une ville de Fîle de Minorque. Vinse par les Anglais en 1708, les Français, commandés par le maréchal de Richelieu, la leur enlevèrent en 1756, mais \h \st leur rendirent en 1768. Les Espagnols, aidés des Français, s'en emparèrent en 1782, après un siège mémorable; ils l'ont conservée depuis.
Seraient-elles taries?
Seriez-vous moins plaisants A présent, à présent, à présent, à présent?
Raillant ou combattant ,
L'Angolais vaut tout autant.
Avec les mêmes grâces Il rit, il rend, il défend ses places;
Ses bons mots, ses menaces
Ont le même succès, A peu près, a peu près, à peu près, à peu près*
IIP.
Reaux railleurs d'Angleterre , Nogent, Melun, le coche d'Auxerre,
A vos vaisseaux de guerre
Ont, pendant cet été, Résisté, résisté, résisté,. résisté.
Ils les ont maltraités.
Ils les ont écartés.
Notre flotte d'eau douce Vous voit, vous joint, combat, vous repousse;
£t jusqu'au moindre mousse
Tout est, sur vos bateaux, Des héros, des héros, des héros, des héros.
* u Pour l'intelligence de ce couplet, il est bon de dire que » les Anglais, au commencement de cette guerre, avaient, n dans leurs papiers publics, donné un état de la marine de n France, où ils mettaient les coches de Gorbeil, d'Auxerre, n de Ville-Neuvier, la galiote de Saint-Gloud, le bac d'Asnières, n capitaine Le Voyer, etc. » Note de la main de Collé,