LETTRE XXVII
A Paris, ce 21 décembre 1778.
. Nous attendons, monsieur et cher cousin, avec autant d'impatience que vous la fin de votre exil, mais nous ne pondons pas comme vous sur les œufs de l'ennui. Nous avons seulement grand'pitié, de vous. Vous ferez trèsbien d'abandonner promptement à son mauvais sort celui qui va vous remplacer, et qui est payé pour cela par la Compagnie.
Ma femme et sa soeur, la mienne, mon frère et moi, -vous faisons nos compliments de bonne année, après avoir reçu les vôtres dans votre dernière : ce n'est qu'un rendu. Je suis bien touché des assurances que vous lœ donnez de votre amitié, car, en aimant y qui ne veut être aime? a dit le bon la Fontaine.
Quoique vous soyez bientôt à la veille de vous éloigner de nous, et qu'il y a-graside apparence que je ne vous verrai plus, je ne désire pas moins que notre séparation se fasse bientôt. Il faut soujbaitôr le bien de ceux auxquels on s'intéresse aussi vivement que je m'intéresse à vous, aux dépens de notre satisfaction particulière. Je me flatte que vous vous souviendrez de moi, et que vous serez toujours honnête et vertueux comme vous avez commencé de l'être. Si jamais vos passions vous mettaient sur le point de commettre quelque injustice.
j*espère que ma mémoire tous arrêtera au bord du précipice« Passez-moi ce petit mot d*homélie.
Aimez*moi toujours, et soyez sûr que vous aurez tou-> jours eu moi un ami qui vous serviraiet qui vous chérira tant qu'il lui restera ua souiHe de viek\je vous embrasse de toute ma tendresse paternelle.