‹ Correspondance inédite de Collé faisant suite à son journal, accompagnée de fragments également inédits de ses œuvres posthumesChapitre 76 sur 110 · SUR OLYMPIE · texte numérisé non relu

SUR OLYMPIE

femme au milieu des flammes peintes sur un papier transparent ;

Et le convoi et enterrement de la reine Stativa qui précède cette situation de feu ;

Et son oraison funèbre prononcée par Mademoiselle la princesse sa fille, se disant ci-devant petite cordelière au grand couvent d'Ephèse, où feu Madame sa mère, qui vit encore, a pris Thabit depuis quinze ans, sans que personne en sût rien, et où elle est devenue, par son mérite, la mère des novices.

Tout ce spectacle, propre à. inspirer la piété ou la pitié, a jeté dans Textase le peu de badauds qui existent à Paris, et m'a fait, moi, pleurer sur Jérusalem.

Ce n*est pas que je ne convienne de bonne foi, à l'égard du bûcher, que, vu la glace de tous les personnages de cette tragédie h la glace, elle avait besoin d'être au moins réchauffée par un feu physique, l'auteur n'ayant pu d'ailleurs enflammer, à son ordinaire, notre àme et notre esprit : chose qu'il regarde peut-être , à présent , comme une ressource trop triviale et qu'il ne veut plus employer dans sa vieillesse.

Mais aussi il faudra que l'on m'accorde qu'il est bien fort de vouloir faire prendre au public des jeux de grandes marionnettes pour des ressorts de tragédie, et de la prose rimée pour des vers ; de mettre sur la scène deux capitaines d'Alexandre, dont l'un est froid, ferrailleur et bon enfant, au demeurant, et l'autre un Cassandre devenu dévot, et qui encore n'a que l'attrition.

Si du moins ce Cassandre tragique avait eu la contri-

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