II. Il faudrait écrire aux Intendants pour savoir d'eux
i<',Les ûoms des différentes mesures de longueur, de superficie ou de solidité usitées dans leur province et les noms des divisions de ces mesures.
2^ S'il existe des étalons de ces mesures et où ils sont déposés.
3^ Quelle est révaluation de ces mesures en mesures de Paris, si cette évaluation a été faite d'après une comparaison des étalons de ces mesures avec des mesures étalonnées sur celles de Paris ; si elle a été fixée par quelque acte public, ou si elle est seulement connue par une sorte de notoriété.
Je crois que la meilleure manière de leur faire ces questions serait de leur envoyer un état à colonnes à remplir. Si vous approuvez cette proposition, je dresserai un modèle de lettre et d'état que vous corrigerez.
Ce vendredi.
I. Je vous envoie l'instruction pour M. Messier, hôtel de Cluny, rue des Mathurins. Il faut y ajouter une lettre pour l'autoriser à voyager et lui assurer le remboursement de ses frais d'instruments et de voyages. D'ailleurs il faut en prévenir M. de Sartines, dont il dépend comme astronome de la marine. La mauvaise saison arrive et il lui faut du temps pour se préparer, ainsi il n'en faut pas perdre sans lui écrire.
IL N'oubliez pas non plus la lettre à M. Tillet pour avoir la lame d'argent. Je vais chez Leinel lui donner les dernières instructions.
III. Je vous rappellerai aussi la lettre de l'abbé Bossut. Vous Voyez qu'il faut qu'il puisse commencer à la Saint-Martin. II a.ccepte votre arrangement.
IV. Je vous recommande encore les jaugeurs ; le vin arrive ^ la Saint-Martin. Plus les fermiers généraux font les entendus, plus il est sûr que l'opération est nécessaire. Vous m'avez pro-
mis de ne pas oublier la demande que je fiûs d'une de ces places pour M. de Mantes de Vervins. Si vous pouviez me faire écrire par M. Desnos que lorsque vous terminerez Faffaire de jaugeage vous aurez égard au mémoire que je vous ai remis pour le sieur de Mantes et que vous êtes mon serviteur ; cette lettre me ferait beaucoup de plaisir et ne vous coûterait pas grand peine.
Adieu, j'espère vous revoir dans cinq semaines, car si ma mère vient à Nogent j'irai voir votre belle maison de Fontainebleau.
J'oubliais de vous dire que Ton m'enverra à Ribemont la lettre de change pour Ëuler. J'y en joindrai une autre qui ne la vaudra pas et je vous les enverrai pour en joindre une troisième qui vaudra mieux que les deux autres. Je lui mandend pourtant de ne la pas imprimer.
Vous m'avez parlé dans votre imposition des corvées d'abonnements du clergé par diocèses. Ce serait un grand mal si vous cédiez à ces propositions : i^ le peuple en paierait davantage ; 2^ le clergé continuerait de cacher ses biens, de se croire un corps à part, quant à la propriété, et vous savez combien cela est contraire à toute bonne administration.
Vous avez écrit une lettre circulaire aux trésoriers pour leur demander des éclaircissements. Ceux qui dépendent d'autres ministres, comme de la Guerre, de la Marine etc., se proposent de ne vous point répondre et de dénoncer votre lettre à vos confrères, espérant se sauver par le conflit de ministres.
M. de Voltaire vous prie de ne pas perdre de temps pour tirer ces pauvres habitants de Gex de ce qu'il appelle les pattes des fermiers généraux.
TURGOT A l'abbé BOSSUT