‹ Correspondance inédite de Grimm et de DiderotChapitre 21 sur 45 · PB ÛBIMH ET DIDEROT. I7I · texte numérisé non relu

PB ÛBIMH ET DIDEROT. I7I

en grec, est la gloire de Jehovah, le Scbechinah, ornement symbolique du temple de Jérusalem , qui signifie aussi gloire de Dieu.

Je n'ai pu voir un grand rapport entre le gouvernement et les moeurs des Atlantiques et des Israélites. M. Ba«r y en voit beaucoup ; chacun a sa £açon de voir*

Quant à la langue de ces peuples , Diodore de Sicile nous apprend qu'on donnait aux nymphes le nom d'Atlantides , parce que dans la langue des Atlantiques , l^moinjrmphé signifiait femme, et M. Baer remarque très-bien que nymphe , dans la langue hébraïque, signifie nouvelle mariée , et que la racine de nymphe est nuph y distiller, tomber en gouttes , qui va très-bieu aux nymphes; pour aux nouvelles mariées , ce n'est pas mon affaire.

Un Jupiter^ oncle paternel d'Atlas, eut dix fils qu'on nomma les Curetés. Or, ce mot Curetés est tout-à-fait hébreu; il signifie district, famille.

Tant que les Atlantiques demeurèrent fidèles à leurs lois , à leurs chefs et à leurs dieux , il iurent riches , puissans et heureux; mais lorsqu'ils eurent perdu leur innocence et oublié tout devoir, les dieux irrités s'as-» semblèrent, et on ne sait pas ce qu'ils firent ; car le reste du dialogue de Platon nous manque. Hiatus valde deflendus. Ce qui n'empêche pas M^ Baer de croire et d'assurer que le sort des Atlantiques fut le même que celui des Israélites corrompus ; et moi qui n'aime pas à disputer, j'y consens.

Lorsque vous réfléchirez, mon ami, que s'il y avait seulement dans tout l'alphabet de deux peuples deux

fJOi GORRESPOJ^DÀNGE INEDITE

caractères communs et désignant les mêmes sons , il y aurait plus d'un million à parier contre un , que ces deux peuples ont communiqué par quelque endroit, et que vous vous rappellerez combien il y a de ressemblances entre le récit de !lVIoïse et celui de Platon , vous ne douterez point que vraiment l'Atlantide des prêtres de Saïs ne soit la Palestine de la Bible. £b bien , mon ami, parcourez les extraits des dialogues du Timée et du Critias de Platon que M. Baer a très-maladroitement ajoutés à la fin de son ouvrage, et je veux mourir si vous ne regardez l'auteur comme un enfant qui s'amuse à obsCTver les nuées à la chute du jour. Le jour est bien tombé depuis environ deux mille cinq cents ans que Platon écrivait , et M. l'aumônier de Suède a vu dans les nuées de l'auteur grec tout ce qu'il a plu à son imagination aidée de beaucoup de connaissances, d'étude et de pénétration. Excellent mémoire à lire pour apprendre à se méfier des conjectures des érudits.

Mais je m'aperçois , mon ami , que je me suis airêté trop long-temps à cette histoire de la vie patriarcale que vous aimez tant, et pour laquelle vous êtes si bien fait ; j'en excepte pourtant l'usage d'épouser Rachel et Lia à la fois, et de faire encore des enfans aux servantes. Voilà un coté des mœurs primitives qui ne me déplaît pas trop à moi, et que vous ne vous soucieriez pas de renouveler , car vous êtes scrupuleux.

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REPONSE DU MARQUIS ALBERGATI GAPACELLI, SÉNATEUR DE BOLOGNE 9 A UNE LETTRE DE VOLTAIRE \

Bologne , ce 3o juin 1761.

Monsieur,

L'amitié est un doux sentiment qui naît même parmi les personnes qui ne se sont jamais vues, s'accroît par des services que l'on se rend mutuellement , et se nourrit par une commerce de lettres; agréable moyen de réunir les esprits de ceux qui sont forcés à vivre éloignés. L'estime est un sentiment plus solide et plus réfléchi , dans lequel la sympathie, la reconnaisance et le hasard ne doivent entrer pour rien.

Ce fut quand je fis paraître sur le théâtre italien votre admirable Sémiramis ; que j'osai vous écrire la première fois, pour avoir certaines instructions que je crus nécessaires ; la politesse de votre réponse m'encouragea à continuer ce commerce honorable. Aux expressions simplement polies et cérémonieuses succédèrent celles de sentiment, et enfin à quelques faibles écrits de mon cru, que je vous envoyai, vous répondîtes par le don de quelques-unes de vos productions qui n'étaient pas encore répandues, et de plusieurs livres anglais fort rares et fort estimables.

Je compte donc le grand Voltaire pour mon ami ; et

X. Voltaire avait partout des correspondans qa*il savait rendre utiles à sa célébrité par les plus adroites flatteries. Sa Correspoudance renferme une lettre au marquis Albergati, à la date du 93 décembre 1760. Cette lettre , qui a plus de ao pages , est une des plus curieuses de ce volumineux recueil. La réponse du bon sénateur de Bologne nous a paru mériter d*étre recueillie.

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je m'applaudis de ma conquête : applaudissez-vous de votre générosité, qui vous a rendu si affectionné eiïversmoi.

Le titre que vous donnez à mon union est trop pompeux pour que j'ose l'accepter. Je ne fais qu'aimer et admirer les arts que vous possédez en maître.

Vous vous êtes plaint à moi fort souvent de petitsmaîtres qui s'érigent en juges , et parlent décisivement de toutes choses ; mais la France n'est pas le seul pays qui en soit infecté. Hélas ! l'Italie en fourmille , ma patrie en regorge. Imaginez- vous ce que peut être la copie d'un misérable original. Plusieurs de nos jeunes gens se transplantent avec leur fantaisie dans votre pays, et se croient, être suffisamment naturalisés dès que leur petite figure est parée d'une façon extraordinaire, dès qu'ils ont le courage de franchir toutes les bornes de la bienséance et de la retenue , et dès qu'ails ont acquis un certain fonds d'impertinence et d'effronterie qui les met au-dessus de tous les égards. Le bon goût pour le théâtre, grâces à ces messieurs-là , ne bat que d'une aile, et est prêt à tomber. La musique et la danse en ont exilé la brillante comédie et la tragédie passionnée : bien loin de mettre le temps à profit , on aime à le tuer. Dans les loges , dans le parterre , ce sont les spectateurs qui veulent fixer l'attention , et se faire remarquer par leur bruit. Ils doivent être contens de l'argent qu'ils gagnent. Quel dommage ne serait-ce pas, en effet, ^ les amateurs des spectacles devaient se tenir muets dans leurs places, et entendre patiemment parler les Voltaire, les Racine, les Corneille, les Molière, les Goldoni ! L'on n'a qu'à faire le tour des

loges , et après descendre au parterre , pour être extasié des traits d'esprits , des saillies , des bons mots ^ et de Timportance des discours qui y régnent et empêchent qu'on ne s^endorme aux fadaises de vous autres auteurs.

£n vérité, mon ami, quelques-uns de nos théâtres vous consoleraient bien de la peine que vous font les spectateurs français.

Le bon sens étant proscrit, il n'est pas étonnant si les opéras et la danse exercent leur despotisme , car ce sont les spectacles les mieux goûtés par ces compagnies d'étourdis que l'oisiveté rassemble , que la médisance anime, et que le libertinage soutient; les eunuques et les danseurs, dont nous sommes véritablement inondés, sont pour l'art comique et tragique autant de Goths , dHéniles et de Vandales , qui , dans les théâtres, ont apporté ou secondé l'ignorance et le mauvais goût. L'extravagance des opéras sérieux, les grimaces des burlesques, et la mimique des ballets , sont restés maîtres de la place.

Le célèbre Goldoni, qui a mérité vos éloges, a fait connaître que l'on peut rire sans honte, s'instruire sans s'ennuyer , et s'amuser avec profit. Mais quel essaim de babillards et de censeurs indiscrets s'éleva contre lui ! Pour ceux que je connais pers<mnellement, je les divise en deux classes : la première comprend une espèce de savans vétilleux que nous SL^pelons parolat\ juges et connaisseurs de mots, qui prétendent que tout est gâté dès qu'une phrase n'est pas tout-à-fait cruscantej dès qu'une paroleest tant soit peu déplacée , ou l'expression n'est pas assez noble et sublime. Je crois qu'il y

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aurait à contester pour long-temps sur cesimpiitatiom; mais laissons à part tout débat; la réponse est facile; c'est Horace qui la donne.

...Ubi plura nitent in carminé , non ego paucis OfiFendar maculis^ quas aut incuria fudit Aiit humana parub cavit natura^

Et Dryden a ajouté fort sensément,

Errer, like straws , upon the surface flow;

Hé, who whould searcK for pearls, must dive below».

La seconde classe, qui est la plus fière, est un corps respectable de plusieurs nobles des deux sexes, qui crient vengeance contre M. Goldoni parce qu'il ose exposer sur la scène le comte, le marquis et la dame, avec des caractères ridicules et vicieux, qui ne sont pas parmi nous, ou qui ne doivent pas être corrigés. Le crime vraiment est énorme , et le criminel mérite un rigoureux châtiment. Il a eu tort de s'en tenir aux sentimens de Despréaux.

La noblesse , Dangeau , n^est pas une chimère , Quand , sous l'étroite loi d'une vertu sévère , Un homme issu d'un sang fécond en demi<-dieut , Suit comme toi la trace où marchaient ses aïeux.

Mais je ne puis soufiFrir qu'un fat , dont la mollesse N'a rien pour s'appuyer qu'une vaine noblesse , Se pare insolemment du mérite d'autrui , Et me vante un honneur qui ne vient pas de lui .

X. Les fautes surnagent comme la paille; celui qui veut les perles, doit plonger au fond.

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Goldoni devait respecter même les travers des gens de condition et se borner à un rang obscur et indifférent qui lui aurait fourni d'insipides matières pour ses comédies.

Ridendo dicere verum Qnid vetat?

M. Goldoni a répété tout cela plusieurs fois pour obtenir son pardon, mais on ike l'en a pas jugé digne. Je me trouvai à la représentation de Del Caifaliere e la Dama^ qui est une de ses meilleures pièces : vous en connaissez le prix , nous en connaissons tous la vérité ; et ce fut justement la vérité des actions et des caractères qui souleva contre l'auteur ses premiers ennemis dans notre ville. On lui reprocha de s'être faufilé trop librement dans le sanctuaire de la galanterie, et d'en avoir dévoilé les mystères aux yeux profanes de la populace. Le^ chevaliers errans se piquèrent de défendre leurs belles ; celles-ci les excitèrent à la vengeance par certaine rougeur de commande , fille apparente de la modestie , mais qui l'est réellement de la rage et du dépit.

Enfin, Monsieur, on pourra jouer sur la scène l'a-mour d'un roi , dans Pyrrhus, qui manque à sa parole; l'impiété d'une reine , dans Sémiramis , qui se porte à verser le sang de son époux pour régner à sa place ; les amoureux transports d'une princesse, dans Chimène, pour le meurtrier de son père, et tant d'autres monarques empoisonneurs, traîtres, tyrans, sans qu'il soit permis d'y exposer nos faiblesses.

Voilà le procès que l'on fait à Goldoiii; imaginez-

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VOUS quels «n peuvent élre les accusateurs. U a continue son train , et par la il a obtenu la réputation d'auteur admirable et de peintre de la nature; titres que vous-même lui avez confirmés. Mais revenons.

Je vous remercie de tout mon cœur des complimens que vous me faites sur mon penchant pour le théâtre et sur le goût que j'ai pour la représentation , mais cela a encore ses épines.

Je ris des discours de ces aristarques qui , d'un ton caustique et sévère , passent la journée i ne rien faire , et médisent charitablement de ce que les autres font. J^e chant des cigales est ennuyeux , mais il faudrait (être bien fou , nous dit le célèbre Bocalini^ pour se donner la peine de les tuer; avant que le soleil se couche, elles crèveront toutes d'elles-mêmes.

Ce serait vous ennuyer mortellement que de vous f^ire un détail de toutes les contradictions que j'ai soutenues et des oppositions que j'ai rencontrées dans mes amusemens de théâtre. Il n'en a pas fallu davantage pour faire que ce qui était en moi un simple goût, devînt ma passion prédominante.

C'est l'effet que sur moi fit toujours la menaee.

Séxiramis.

Le jeu, la table, la chasse et k danse seront des passe^temps applaudis, et c'est par là que la jeunesse de notre rang brille dans le monde, tandis que la représentation théâtrale sera blâmée et que Ton tournera en ruiicule ceux qui s'y amusent! C'est estimer plus les hommes qui v^ètent, que ceux qui vivent. Je ne dis pas qu'on doiv«e ranger au nombre des occupa-

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tions sérieuses et importantes le jeu thëàtrdl; je ne le conseillerais à un jeune homme que pour un délassement utile et pour un agréable moyen de donner un plein essort à cette vivacité fougeuse et bouillante qui pourrait le porter à des jeux moins innocens. Les personnes toujours oisives ou naturellement stupides n'ont que faire de cet exercice , et leura talens n'y suffiraient pas.

Ne croyez pas, Monsieur, que je veuille faire i*ejaillir sur moi l'éloge que je fais de l'art théâtral: je l'aime passionnément, je vous l'avoue; mais je m'y connais à peine dans la médiocrité, et j'en use avec toute la modération, non que je craigne les critiques, mais pour ne pas émousser en moi le goût qui m'y entraîne, le papillon revenant sans cesse sur les mêmes fleurs , parce qu'il ne fait que les effleurer légèrement.

Il ne peut y avoir d'apologie plus sensée et plus éloquente en faveur de l'art théâtral , que ce que vous en dites vous-même dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adressera mais vos belles pièces en font un éloge encore plus complet.

Votre Tancrède a reçu jusqu'à présent tout le lustre qui po!tvait convenir à un excellent ouvrage ; composé par M. de Voltaire , traduit en vers blancs par M. Augustin Paradisi, l'un de nos meilleurs poètes, dédié à madame de Pompadour, dont vous avez fait connaître en ce pays le goût et la bienséance; on ne peut rien ajouter à sa gloire.

La traduction en est très-bonne. Vous connaissez les talens du traducteur, et vo«s seriez bien aise de le connaître aussi personnellement : vous verriez un jeune

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boaune qui joint aux graœs de la plus brillante jeuneise la maturité d'un véritable savant , sans cet air de pédanterie qui décrie la sagesse même. Ce n'est pas Tamitié que je proteste au digne cavalier qui me £ût parler , mais plutôt c'est elle qui me fiiit taire, crainte de blesser sa modestie par mes louanges. Je vais Favoir avec moi à ma maison de campagne^où d'ici à quelques jours je jouerai Tancrède.

J'aimerais bien que la respectable dame qui exk prot^e l'impression en protégeât aussi la représentation et les acteurs. Que ne puis-je Feu voir spectatrice ! que ne puis-je vous y voir auprès d'elle ! je me vanterais alors d'avoir rassemblé chez moi les trois Grâces , non pas feintes ou idéales , mais véritablement réelles.

A la représentation de votre Tancrède je joindrai la Phèdre de Racine, que j'ai traduite en vers blancs moi-même; n'en déplaise aux mânes du célèbre écrivain.

Les troubles littéraires qui inquiètent en France la république des savans ne seraient pas à blâmer, s'ils étaient les effets d'une noble émulation ; mais qu'ils seraient honteux si c'était l'envie et la cabale qui les fît naître! Je n'ose entrer dans cet examen, faute de connaissances ; et quand même celles-ci ne me manqueraient pas^ il me faudrait garder trop de réserve.

A l'égard de la religion, le pays où vous vivez achève votre apologie : la religion y est libre , et vous y pourriez sans masque faire paraître au grand jour votre manière de penser; c'est pourquoi je ne saurais révoquer en doute la vénération que vous protestez hautement à notre saint pontife et la déférence à son autorité.

Je me réjouis avec vous. Monsieur, des persécutions

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que forment contre vous vos calomniateurs. Censure^ dit très bien le docteur Swift, is a tax to the publick for being eminent^. 11 n'y a pas de pays littéraire qui n'ait ses Frérons, mais il n'y a que la France qui puisse se glorifier d'un Voltaire; et si vous êtes en butte aux critiques et aux impostures, c'est que votre nom excite l'envie aussi-bien que l'admiration.

Il est dommage pourtant que l'art satirique soit devenu le partage de l'ignorance et de la malignité.

Ob peut à Despreaux pardonner la satire :

Il joignit l'art de plaire au malheur de médire ; Le miel que celte abeille avait tiré des fleurs ' Pouvait de sa piqûre adoucir les doideurs-

Mais pour un lourd frelon méchamment imbécile, Qui vit du mal qu'il fait et nuit sans être utile , Ou écrase à plaisir cet insecte orgueilleux , Qui fatigue l'oreille ot qui choque les jeux.

Quelquefois des zélateurs sincères sont des censeurs indiscrets, et alors il faut leur dire avec Cicéron : Istos homines sine contumelid dimittamus; sunt enim boni viriy etquoniàm ita ipsi sibividentur^beati. Mais il est fort rare, et je dirai presque impossible, que le zèle sincère produise jamais la médisance.

J'ai lu V Oracle des nouveaux philosophes y la Lettre du diable, et d'autres pièces détestables où l'on vomit contre vous mille injures et invectives. J'y entrevois la rage qui les dicte, et point du tout la raison , ni la vérité. Ce même acharnement vous donne gain de cause, et rend plus facile la décision entre vous et vos adver-

I . La critique est une taxe que le public impose au mérite supérieur.

îSà COBA£àP050A3îCE INÉDITE

taures. Voici ce que dit Leiboîtz dans une lettre à la comtesée de Kilmaosegg : « Un cordonnier à Leyde, K quand on disputait des thèses à Tuniversité, ne man- « quait jamais de se trouver à la dispute publique. Quel- « qu'un qui le cpunaissait lui demanda s'il entendait le tf latio ;« Non t dit-il, et je ne yeux pas même me donner tf la peine de rcntendre.^Pourquoi venez-vous donc si « sou ventdanscet auditoire? — Cestqueje prends plaisir « à juger des coups. — Et comment en jugeres-vous sans « savoir ce qu'on dit?— <7est que j'ai un autre moyen de « juger qui a raison. — ^Et comment? — C'est que quand « je vois à la mine de quelqu'un qu'il se fâche et qu'il a se met en colère/ je juge que les raisons lui manquent « et qu'il a tort. »

Il me semhle que cet artisan raisonnait fortjuste, et je m'en tiens à son raisonnement dans plusieurs occasions. En faisant de même, vous répondrez par mille remerciemensàtousvos persécuteurs. Le temps viendra que tout le monde pourra s'écrier sur votre compte :

Eary itsel f is durob in wonder lost ,

And factions strive wKoshall apphuid him mosti.

Je vais dans peu de jours me tranquilliser à la campagne. Le recueil de vos ouvrages est l'ami le plus fidèle, le plus gai et le plus utile qui m'accompagne.

Je vous souhaite de tout mon cœur : long life^ goold health , and uninterrupted peace.

1* L'eorie même étonné* devient muette, 6t les différeni parlb se défient à t{\xï vous applaudira le plus hautement, a. Une longue vie, une bonne santé, et une paix non interrompue.

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