‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives-- (volume 2)Chapitre 19 sur 52 · II · texte numérisé non relu

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206 OEUVRES t)È ÛËNài llEtNË

leiiteè Wineê\ j6 la fëi^ai tfàddlrfe idus théà ffèUt à Pârià, dé itlaiiiêfe QUé Vbixvràgé pUlâse piHiifë èû même temps feri Allemsl^e e£ ëh f rancë. Gela VôU§ va-t-ilî Le liVfe actjtiërràît ainsi Urie impôf tanCe européenne, et atteindrait tnièut son blit. Je Veillerais à ce qd'il fût traduit de tiiâin de tnaltre (là plupart des translateurs d'ici soht des gâcheurs), et je ferais tambouriner Comme il faut l'édition française dans les journaux de Paris. Mon adresse est rue Cadet ^ 48. Votre ami.

A ÀUG. LBWALD

OQtsAffi p^ lé Plëssis, fdxxKt dé j'oiitàihébleàd, le 3 mai 1836.

Dépuis hier à midi, je suid à la campagne et Je jouis du doux mois de mail... Il est tombé, en effets ce matin, une douce nelge^ et les doigts me trembleilt de froid. Nous sommes assis, Mathilde et moi^ devant une grande cheminée Où elle travaille à mes chemises neuves; le feu ne s'empresse pas de brûler, et ne trahit la présence que par une agréable fugue je sache, cdonttié le trtojtfUii Heitie^ el d'à t>arH qti'6n allemand.

flfiée. -r- J[*ai vécu, ces derniers temps, très-agréableineni à Paris, e( Matbilde égayé ma vie par l'invariabl0 variabilité de son huip^ur ; il ^st biep rare que je songe k m'empoisonner ou k m' asphyxier; il est probable que nouis Qou^ ferons mourir d'une autre manière, qui sait ? par une lectiire où Ton Hfieurt d'ennui,

M. W** lui ayait dit tant de choses gloriouses sur ïpeséiBrits, qu elle n'fi pas eu de repos que je ne ^ois Q)lp chez Repduej ^ lui pbprçher Tértitipp fp^Rçaise des Reisebilâer, A p^in^ &t\ ay^iU^lje lu une page, qu'elle deviot pâle cpîprpe la mOf J, Pt, tqute trefpbl^ptè, ?pe pria ftM npm de fiieu de fermer \^ livre. Elle était préci^m^nt tombée s|ip un p^ssgge^mpureiix, et, jalouse comni^ elle Test, elle pe veut pas ipêmp qu'avapt soq avénemept j'^ie pi| prêter arment de fidélité à un autre régime; il me fallut lui prornatlpe qu'i J'^vepjrje ij'^(}ress^Fai§ pa? up mot d'apiour à ^^% figprps idéales f}e mon jpventjop-

Je vous remqrpie du fopd du cœur de (outes les peines que vous vous doppez pour T^^h M^^ finances, gr^ce ^ux misérables cirpou§tanpes du temps

i. Premier éditeur franco de HeiQe.

sont dans un état assez triste pour que je sois reconnaissant de tout ce qui sera fait de ce côté là!

(En ce moment arrive une vieille paysanne qui doit me raser. Je tremble devant son couteau ! — Priez pour moi, mon ami! )

Je suis rasé, mais comment ! et au prix de quelles souflFrances ! Que ne doit pas souffrir un poëte dans ce rude monde! surtout quand il ne sait pas se raser lui-même! Il faut que je fasse enftn mon apprentissage. Mes bottes ont aussi une odeur horrible; au lieu de cirage, on les a enduites de saindoux. délices de la campagne! Quel contraste avec Paris, où, avant-hier encore, j'entendais pour la dixième fois le chef-d'œuvre de Giacomo*! Levasseur crie toujours comme un onagre. Quel chef-d'œuvre!. Je ne pourrai jamais le louer assez. Quel chefd'œuvre !

Je vous demande instamment de poursuivre la grande entreprise de publication dont nous avons parlé. Je ne serai pas toujours en si mauvais termes avec les gouvernements allemands; ils s'apercevront à la fin qu'ils me font positivement tort; que, sans

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