‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives-- (volume 2)Chapitre 32 sur 52 · DÉCLARATION · texte numérisé non relu

DÉCLARATION

c( M. Heine, à Paris, s'étant permis, dans les derniers numéros de la Gazette du monde élégant, d'a-

S i. L. WiM avait adressé à vmigmtê la déclaration qui s«it, et qui fut imprimée dans ce journal en même temps que la parodie ci-dessus :

c M. Heine, à Paris, s'étaiH permis, dans les derniers nom*»! de la Gazêtle du Monde élégant, un abus inouï de secrets confiés à la correspondance, je regrette d'être contraint à la déclaration qui suit. M. Heine (dont la gloire, pâlissante depuis quelque» années, a toujours trouvé moins d'aliments dans sa grandeur poétique et sa fermeté de caractère, que dans une effronterie qm lui est tout à fait propre). M. Heine me fait — je pourrais presque dire — l'honneur de m'attaquer, moi et Charles Gutzkow, de la façon la plus odieuse. Ce dernier a démasqué 1 enyi«

buser d'une manière inouïe de secrets confiés à la correspondance, je regrette d être forcé de faire la déclaration suivante. M. Heine (dont la gloire, pâlissante depuis quelques années, a trouvé de tout

que font éprouver à M. Heine (surtout depuis la publication de Matêdoto) une positton littéraire qui s'enracine toajours pi«is fermement dans le cœur de la nation allemande,— le succès du Télégraphe, journal plein de fraîcheur et de vie, •— et enfin des déydoppements poétiques qui peuvent se passer de la protection de M. Heine, à Paris : c'est ce qu'on peut voir dans les plus ré- " cents numéros de l'excellent journal de M. Gutzkow. Pour ma put, je laisserais passer toute souillure /aite à mon honneur, comme aux noms illustres de Platen, Tieck, Schlegel, Schelling, Hegel, et d'autres encore, que M. Heine, dans ses écrits, a couverts de boue, je laisserais, dis-je, passer comme eux tout outrage à mon honneur, avec le calme du mépris, si je pouvais me glorffier devant le monde, méme*de Sien loin, de faits semblables AUX leurs. M. Heine combat contre moi avec une épée qui ne lui appartient pas, ou plutôt avec les coups de poignard dérobés que me domno un libraire dans sa correspondance privée. La liberté que M. Heine se permet de prendre à l'égard de ce dernier, lui fait jouer un rôle si digne de pitié, et si profondément ravftlé, qu'il me suffit d'opposer à la silhouette qu'il trace de moi dans sa correspondance le portrait qui restera dans le coeur de ceux qui m'ont vraiment connu, et avec la bourse desquels je n'ai rien à faire. Si j'aimais, comme dit le libraire, à faire le rapporteur, il me serait facile de payer M. Heine de la même monnaie. Mais je ne veux pas m'avilir comme lui par la pubKcation illicite de vues privées, et il me suffit de traiter de menteur celui qui fait de moi un manœuvre de la censure, et me croit wpable, par préférence pour les peëtes souabes, —-que jeplajoe, tn effet, infiniment plusJiaut que M. Heine, — de défigurer une seule ligne de son manuscrit.

« liouis WwL. »

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temps moins d'aliments dans sa grandeur poétique et sa fermeté de caractère que dans une effronterie qui lui est tout à fait propre), M. Heinç me fait, je pourrais presque dire Thonneur de m'attaquer, moi, Loui9 Wihl, ainsi que Charles Gutzkow, de la façon la plus odieuse. Ce dernier a démasqué l'envie que fait éprouver à M. Heine, surtout depuis la publication de Blasedoto^^ une position littéraire qui prend toujours plus fortement racine dans le cœur de la nation allemande, le succès du Télégraphe^ journal plein de fraîcheur et de vie, et enfin des développements poétiques qui n'ont pas besoin de la protection de M. Heine à Paris : c'est ce qu'on peut voir dans les plus récents numéros de l'excelcent journal de M. Gutzko>v. Pour ma part, je laisserais passer toute souillure faite à mon honneur, comme au^ noms illustres de Platen, Tieck, Schlegel, Schellîng, Hegel et Louis Wihl, que M. Heine a couverts de boue, je laisserais passer comme eux, avec le calme du mépris, tout outrage à mon honneur, si je pouvais me glorifier comme eux devant le monde, même de bien loin, de faits semblables

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