‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives--Chapitre 40 sur 51 · L'asèaâsin de Kotcebtie · texte numérisé non relu

L'asèaâsin de Kotcebtie

Le 8 (vraisemblablement le 8 novembre 1825).

Mon frère — qui te fait saluer — a reçu hier au soir ta lettre. Je n*ai plus que peu de temps, et la mienne est assez longue ; autrement, je te dirais encore beaucoup de choses. Moi aussi, j'ai la tête pleine de soucis, et je me vois déjà devant les portes ^ de Hambourg. Fais-donc insérer, dans n'importe quel journal, que j'ai fait mon doctorat à Gœttingne, ou bien prie Lessmann, que je salue cordialement, de le faire à ta place. Il faut que j'avise à ce qu'on chante mes louanges, et je puis le faire en bonne conscience; car, chaque jour, je gagne en étendue et en objectivité poétiques.

J'ai lu ce que V Impartial * raconte dé Gans, et je m'en suis fort diverti. J'apprends, à ma grande sur-

1. n y a ici, dans ForiginaU un calembour intraduisible; le mot allemand ThoTt signifie également porte et fou,

2. Voici le singulier article de Vlmpariial du i^' novembre 1 825, auquel se rapporte le passage ci-dessus : « Les journaux le plus récemment arrivés de l'Amérique du Nord contiennent un document des plus remarquables, une proclamation adressée aux juifs, par MarJochée Noah, citoyen des États-Unis d'Amérique, ancien consul américain à Tunis, haut shérif de New- York, conseiller, et, par la grâce de Dieu, gouverneur et juge d'Israël. Comme les temps sont venus où les promesses faites au peuple de Dieu doivent s'accomplir, il fait connaître et snvoir à

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